Mon parcours Lysias

Lysias : une grande aventure, incontestablement.


Marine Guibert


Je m’appelle Marine Guibert, et ayant été désignée lauréate du concours Lysias Sceaux en plaidoirie civile lors de la finale, le 15 mars 2018, j’aimerais revenir en quelques lignes sur ce parcours enrichissant.

Quand on entend parler du concours Lysias au début de l’année, cela paraît pour tout vous dire très abstrait. On se dit qu’on participera sûrement parce que tout le monde répète que cela apporte beaucoup, surtout en matière d’aisance à l’oral même si l’on ne fait qu’un tour. Plusieurs GED1 peuvent aujourd’hui en attester.

Mais quand les inscriptions au concours ouvrent vraiment, fin janvier, le doute s’installe : est-ce que l’on va réussir à cumuler cette charge de travail avec les TD qui reprennent et les galops d’essai qui approchent ? Est-ce que l’on va vraiment pouvoir prendre la parole devant des jurés, des spectateurs, des amis ?

Ce doute, je l’ai évidemment eu. Mais le plus dur est de se lancer, et ce ne sont pas des paroles en l’air comme je l’ai pensé. Parce qu’une fois qu’on a réussi à le faire, le reste est tellement plus stimulant et passionnant, qu’anxiogène !

Je mentirais si je disais que le stress n’était pas au rendez-vous à l’étape des qualifications. Celui de la peur d’être ridicule, pour moi comme pour beaucoup. Mais l’envie de montrer son travail et surtout de plaider, même fictivement, était encore plus forte et après avoir plaidé devant un jury pour la première fois, j’ai compris à quel point j’aimais ça. Mais, et c’est difficile de l’être au début, je n’étais pas contente de moi. Alors évidemment, quand j’ai entendu mon nom pour les qualifications en quarts de finale, je n’y croyais pas : l’aventure continuait ! Pour moi, comme pour d’ailleurs six autres étudiants de première année à la Grande Ecole du Droit. Comme nous étions fiers !

Mais c’est après l’étape des quarts de finale que ma volonté a connu un revirement : elle est passée de celle de ne pas paraître ridicule et de bien faire, à celle d’aller le plus loin possible et de gagner. Parce que Lysias, ce n’est pas seulement écrire une plaidoirie et la réciter devant des jurés. C’est y penser tous les jours. C’est faire, sans cesse des modifications à son texte, c’est répéter, répéter, re-répéter jusqu’à faire disparaître au maximum son insatisfaction. C’est défendre son client fictif, sa cause, ses intérêts. C’est prendre du plaisir, de la confiance en soi.

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4 demi-finalistes : 4 étudiants de la Grande école du Droit. 4 amis et donc au fond finalement, l’envie qu’aucun ne perde, celle de pouvoir encore continuer ensemble. Mais une étape qui, en réalité et encore plus que les deux précédentes, pouvait être pour chacun de nous la dernière. C’est ça qui a rendu, pour ma part, cette demi-finale incroyable : je me suis surpassée afin de partir, si je le devais, sans rien regretter. Et finalement, après les délibérations, c’est mon nom qui a été appelé. Pour participer à cette finale tant espérée, accroissant encore davantage cette envie de gagner seulement pour ne pas laisser, pas encore, le concours s’arrêter.

La finale a été un moment inoubliable. La grande salle de l’ancienne mairie de Sceaux tranchait avec celles où ont eu lieu les tours précédents bien sûr, mais elle était surtout remplie de proches, d’amis des six finalistes (deux par année). Remplie aussi sur son estrade d’un jury d’exception : le grand Stéphane André, Maître Mirabeau, Maître Sorrentino, Maître Christin, le Vice-Président de l’université Paris-Sud M. Dole, la première adjointe de la ville de Sceaux Mme Brault. Tous venus avec de précieux conseils que je ne compte pas oublier. Mon contradicteur a été très fort, et j’ai su par la suite que la délibération pour nous avait été longue et compliquée. Mais me voilà aujourd’hui à écrire cet article pour la même raison pour laquelle, ce jeudi 15 mars, j’ai pu tenir ce petit trophée dans mes mains : c’est moi que le jury a désigné lauréate.

Ce concours m’a fait gagner énormément d’aisance à l’oral c’est évident, mais également un peu de confiance en moi, des connaissances juridiques, des rencontres avec des jurés très accessibles avec qui j’ai pu beaucoup parler, et même avec des étudiants et les candidats, tous incroyables. Cette expérience m’a aussi fait découvrir une passion dont je n’avais aucune idée. J’ai toujours adoré écrire, et j’ai toujours aimé parler en public. Mais ça ne veut pas dire que le faire ne me rendait pas vraiment anxieuse, parce que c’était le cas. J’utilise ici le passé et je ne remercierai jamais assez Lysias pour ça.

Même si je me dirige alors aujourd’hui vers le concours national avec l’envie de continuer le plus longtemps possible, cette victoire m’aura déjà énormément apporté. Au point ailleurs de dire que Lysias a su me donner, sans aucun doute, plusieurs des meilleurs moments de mon année.

Alors pour finir, je voudrais dire à tous les futurs étudiants, de la Grande école du droit ou non, et également à ceux qui hésitent encore mais qui en auraient toujours l’occasion : vous n’avez rien à perdre et tellement à gagner ! En 2019, tentez !

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs du jury, ainsi que tous ceux qui ont pu me soutenir, m’aider, m’affronter, pour m’avoir forcé à me hisser toujours plus haut, tous mes adversaires, camarades, amis : merci.


Estelle Soulas


Je m’appelle Estelle Soulas. Ayant participé au concours Lysias, permettez-moi de vous conter cette épopée. Fin janvier, alors que les partiels du premier semestre venaient tout juste de prendre fin, voilà que les inscriptions du concours Lysias arrivaient. LE fameux concours dont les anciens nous ont tant fait la promotion. Pour ma part, je souhaitais vivement participer au concours depuis que j’en avais entendu parler au début d’année.

Cependant, une fois les inscriptions venues, je me posais un tas de questions. Je me croyais alors incapable d’écrire un texte cohérent, convaincant et éloquent. Mais, finalement, je me décide à déposer mon inscription.

Puis l’aventure commence. Griffonnant quelques idées sur du papier, écoutant de la musique dans l’espoir de trouver de l’inspiration, je me lance dans la rédaction de ma plaidoirie. J’écris puis je lis une première fois dans ma tête, une seconde à voix haute, puis je réalise que certaines phrases ne sont pas mélodieuses. Alors je reprends, je recommence le processus jusqu’à être satisfaite de mon texte. Une fois ma plaidoirie imprimée, je récite celle-ci, j’essaie de donner de la théâtralité puis une certaine intonation dans ma voix. Je travaille tous les soirs mon texte afin de me l’approprier et de faire quelques modifications. Croyez-le ou non, dans mon petit appartement de la Rue Houdan, ça résonne. Depuis, mes voisins me détestent pour avoir répété en boucle ma plaidoirie à onze heures du soir.

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Enfin vient le jour-j. Le stress monte, la journée nous semble longue. Onze de mes camarades de GED1 s’étaient également lancés dans cette aventure. Pendant la pause, je lisais le texte de quelques camarades, on répétait devant des petits groupes de personnes, et certains se lançaient même dans des pronostics et autres paris. Nous étions pour la plupart assez stressés mais impatients à l’idée de plaider. Les duels commencent, j’attends alors mon tour. La pression est à son comble. Je passe et je donne le maximum de moi-même, et surtout, je me réjouis de plaider devant le jury (qui était particulièrement bienveillant lors de ce premier tour). Mon nom est alors prononcé : je suis qualifiée pour les quarts de finale. Toutefois, l’aventure s’est arrêtée là. Mais, mes camarades ont brillamment représenté la GED et ce, jusqu’en finale !

J’ai passé un moment agréable que je n’oublierais pas. En plus d’avoir pris davantage confiance en moi, j’ai réalisé que plaider était une passion : tant dans l’étape de rédaction que dans l’étape orale. Il s’agit de trouver un équilibre entre la plume et le jeu d’acteur. Le concours Lysias est indéniablement une expérience incroyable : il faut alors saisir tous les éléments qu’il a à nous offrir. Sans aucun doute, je tenterai à nouveau ma chance en 2019.

L’Afterwork sur la Compliance

Mais la Compliance qu’est-ce que c’est ?

A l’origine relativement concentrée dans des domaines spécifiques et régulés, tels que le domaine financier, la life science ou encore les assurances, la compliance a vu son champ d’application s’élargir à tous les domaines d’activités. Cette évolution est notamment due aux réformes législatives en la matière, que sont essentiellement la loi Sapin II (2016) et la loi sur le devoir de vigilance (2017) venues contraindre les sociétés françaises à se doter de programme visant à les responsabiliser et à les rendre plus respectueuses des normes nationales et internationales en ce qui concerne les droits de l’Homme, la lutte anti-corruption, la responsabilité sociale et environnementale (RSE), la protection des données personnelles, la santé et la sécurité.

La compliance c’est donc la mise en place de mesures préventives et de processus permettant d’assurer le respect des normes applicables, des valeurs et de l’éthique par l’ensemble des salariés et dirigeants d’une entreprise. 

Aujourd’hui, elle représente un véritable enjeu politico-économique pour les entreprises dans la mesure où leur compétitivité en dépend : en effet, la non-conformité menace l’équilibre économique de l’entreprise mais également son image, susceptible d‘engager sa responsabilité juridique !

La compliance est ainsi une pratique juridique, mais également managériale de gestion du risque dans un objectif de respect des normes nationales et internationales dans les matières suscitées.

Retour sur le propos de la conférence : la Compliance

La conférence et les échanges avec les intervenants lors du cocktail ont permis à notre équipe ainsi qu’au public de mieux appréhender les enjeux nouveaux en matière de compliance dans le monde du business et des relations commerciales.

Dans une économie contemporaine de plus en plus mondialisée, la compliance a su se faire une place et modifier les équilibres. Si les réglementations en matière de conformité et d’éthique française ont vu le jour il y a quelques années, il faut reconnaitre que ce mouvement de responsabilisation et de mise en conformité connait un « boom » relativement important depuis 2016 sous l’influence du FCPA Américain[1] et du UK Bribery Act Britannique[2]. 

A cela s’ajoute bien évidemment la convention OCDE [3] applicable en France et renforcée aujourd’hui par la Loi Sapin II (2016) [4], le devoir de vigilance (2017) [5] et bientôt en matière de protection des données personnelles le RGPD (2018) [6].


[1] Foreign Corrupt Practices Act : loi fédérale américaine de 1977, elle est la loi anti-corruption la plus appliquée. Premier acte entré en vigueur et visant à la répréhension des infractions de corruption, elle présente un pouvoir de sanction important puisque extraterritorial (i.e. qu’il s’applique au-delà des frontières américaines). Une exception cependant : le paiement de facilitation.
[2] UK Bribery Act : loi entrée en vigueur en 2010 traitant également de l’anti-corruption au Royaume-Uni. Elle concerne notamment les agents publics ainsi que les entreprises. La différence avec le FCPA tient au fait que le UK Bribery Act ne distingue pas entre les « niveaux » de pots-de-vin (les paiements de facilitation sont donc interdits).
[3] Convention OCDE : adoptée en 1997, elle porte sur la lutte anti-corruption des agents publics étrangers en matière de transactions commerciales internationales. Il faut noter qu’à l’inverse du FCPA, la convention ne traite pas de la corruption privée (i.e. entreprise-entreprise).
[4] Loi Sapin II : loi française de lutte contre la corruption et la modernisation économique adoptée en décembre 2016 et entrée en vigueur en juin 2017. Elle pose l’obligation pour les entreprises de mettre en place un programme anticorruption pour identifier et atténuer les risques de corruption et sanctionne ainsi le trafic d’influence. L’un des points majeurs de cette loi est son extraterritorialité.
[5] Loi sur le devoir de vigilance : promulgué le 27 mars 2017, ce texte concerne la politique RSE des entreprises (responsabilité sociétale et environnementale). Cette l’obligation, pour les sociétés par actions employant, en leur sein ou dans leurs filiales, au moins 5 000 salariés en France ou au moins 10 000 salariés dans le monde, d’établir un plan de vigilance, de le mettre en œuvre et de le publier. Il s’agit notamment de mesures concernant la protection des droits humains et des libertés fondamentales, de la santé et de la sécurité des personnes, ainsi que de l’environnement ».
[5] RGPD : règlement européen sur la protection des données personnelles, qui entrera en vigueur en mai 2018. Il vise à renforcer les droits des personnes, responsabiliser les acteurs traitant des données, et crédibiliser la régulation (transparence).


L’importance des réglementations en matière de compliance (anti-corruption, etc) apparaît être une contrainte pour les entreprises, lesquelles doivent mettre en place des systèmes de protection (ex : protection des lanceurs d’alertes) et des mécanismes de ‘due diligence’ toujours plus importants, nécessitant une mobilisation de fonds conséquente pour les opérationnels pouvant s’évaluer en milliers d’euros. Ces obligations sont mal perçues par certains qui perçoivent le devoir de due diligence pèse sur les entreprises elles-mêmes. Chaque contractant doit s’assurer que les normes exigées sont bien connues et respectées par son co-contractant, le cocontractant de son cocontractant etc, mais aussi par ses clients et FRS. C’est pourquoi la protection contractuelle est un minimum et les clauses anti-corruption font aujourd’hui corps avec leurs supports puisqu’elles deviennent quasi-systématiques, permettant d’assurer la sécurité juridique en cas de contentieux. Malheureusement ces clauses (d’anti-corruption, d’anti-fraude, etc) peuvent parfois utilisées de manière abusive, entraînant des engagements trop lourds pour certaines entreprises, jusqu’à inverser les rapports de forces. On comprend donc l’importante place de ces systèmes dans les négociations.

Cette charge est relativement lourde pour les entreprises et poussée à son paroxysme, elle semble démontrer une aspiration du gouvernement à se dédouaner de cette responsabilité. Les entreprises partagent un sentiment d’abandon par l’économie du gouvernement par l’impression (plus ou moins discutable) que l’entière responsabilité leur est laissée.

La conférence nous a également permis d’échanger sur le rôle des lanceurs d’alertes (ou Whistleblowings) et notamment de porter un second regard sur ce sujet qui fait déjà l’objet d’une étude par les membres de notre équipe organisatrice dans le cadre de l’option éthique des affaires dispensée au sein de la Clinique Juridique de Paris-Saclay[7]. En effet, si les lanceurs d’alertes sont aujourd’hui protégés par la Loi Sapin II, cette protection peut être notamment comparée à celle en vigueur aux Etats Unis : les Whistleblowings peuvent y être rémunérés par la FCC[8]. Néanmoins, la divulgation d’informations signe en général le commencement de difficultés. En France, l’anonymat reste pour le moment la tendance et la meilleure protection.

Loin d’être un ensemble de règles exclusivement contraignantes, les programmes de conformité sont aussi un atout dans les relations commerciales puisqu’ils permettent la prise d’un avantage concurrentiel (à condition évidemment d’être pragmatiques et cohérents). En effet, la mise en conformité est un point stratégique. N’oublions pas que l’image que renvoient ces entreprises est extrêmement importante, que ce soit pour les potentiels futurs cocontractants, les actionnaires ou encore les analystes financiers. Le respect de ces nouvelles normes est donc devenu indispensable et incontournable. Leur non-respect entraîne le risque de s’exposer à un contrôle par des organismes extérieurs et à des sanctions en tout genre (à titre d’exemple récent et cité lors d’un échange pendant la soirée, le cas de Frédéric Pierucci, ancien dirigeant d’Alstom, condamné à une peine d’emprisonnement par la justice américaine pour avoir enfreint le FCPA pour corruption de responsables indonésiens).

La mise en conformité est donc aujourd’hui essentielle pour se protéger face aux sanctions de la DOJ[9], de la SEC[10], de l’OFAC[11] ou encore de la SFO[12] qui ont, ne l’oublions pas, un droit de sanction extraterritorial extrêmement important.

Les autorités américaines ont pendant longtemps joué le rôle de gendarme en la matière, toutes échelles confondues, et, malgré l’instauration de l’Agence Française Anticorruption (AFA) à la suite de la loi Sapin II, celle-ci n’a pour le moment un pouvoir coercitif aussi important. Si les réglementations et législations de protection et de mise en conformité sont de plus en plus nombreuses, les pouvoirs coercitifs des agences qui en découlent ne sont aujourd’hui que trop faibles.


[7] Pour plus d’information sur la clinique juridique de Paris-Saclay : https://cliniquejuridique-paris-saclay.fr/
[8] FCC : Federal Communication Commission. Agence américaine indépendante dont l’une des missions est la rémunération des lanceurs d’alertes.
[9] Doj : Department of Justice (US)
[10] Security and Exchange Commission : commission en charge de la régulation des marchés financiers aux États-Unis et de la protection des investisseurs. La SEC est également chargée du contrôle des OPA (offres publiques d’achat).
[11] Office of Foreign Assets Control : bureau du contrôle des avoirs étrangers du Département du Trésor des États-Unis, en charge des sanctions économiques et commerciales basées sur la politique étrangère et les objectifs de sécurité nationale.
[12] Serious Fraud Office : Agence du gouvernement du Royaume-Uni, responsable des enquêtes liées aux fraudes graves ou complexes, et la corruption, mettant en jeu des sommes supérieures à un million de livres sterling ou lorsque plusieurs juridictions nationales sont impliquées.


Très peu connue du jeune public, la Compliance connait un boom dans les esprits aujourd’hui et les réglementations apparaissent en même temps. Comme dit précédemment, la Loi Sapin II, devoir de vigilance ou encore RGPD, n’ont été inaugurés qu’à quelques mois ou années d’intervalle seulement (2016-2018). De ce fait, les rôles sont souvent tenus par les mêmes organisations, démontrant l’importance d’en organiser les fonctions. Ceci explique la naissance des Compliance Officers : fonction notamment présente au sein des grands groupes, son essor est inévitable en ce qu’elle représente un rôle clé dans l’entreprise. Le compliance officer a la charge de l’anticipation des risques ainsi que celle de démontrer la plus-value de son entreprise et de son système respectueux des normes en vigueur. Toutefois, l’avocat peut également se spécialiser en compliance. Il aura alors un rôle de conseil pour les groupes d’entreprises (clients) voulant mettre en place des processus de compliance dans l’entreprise ou pour répondre à leurs interrogations en la matière.

La formation nécessaire pour pratiquer cette spécialisation peut être le droit (pour toute personne se destinant à l’avocature ou à un poste de juriste). Néanmoins, elle n’est pas la seule voie puisque les profils dans ce domaine sont variés : double formation, école de commerce et management, etc.

Retenons que la difficulté en matière de compliance résulte du fait que cette notion est en elle-même très culturelle. Un comportement jugé contraire aux normes de conformité dans un pays pourrait très bien être perçu d’une transparence et d’une conformité exemplaire dans un autre. Ceci explique également que l’organisation des entreprises soit différente : conformité, éthique, respect des droits de l’homme ne sont pas nécessairement traités par un seul et même département.  

En conclusion, les visions de mise en conformité sont multiples et variables, inhérentes à la culture de chacun. Si parfois la limite entre le conforme et le non-conforme peut apparaitre dérisoire, il n’en demeure pas moins que certains comportements seront perçus de tous comme une violation des règles de conformité. Il est donc aujourd’hui nécessaire pour l’ensemble des entreprises, quelle que soit leur taille, d’adopter un comportement respectueux des nouvelles normes en vigueur et de mettre en place des programmes de conformité. Malheureusement, la conformité a un prix et, le moins que l’on puisse dire, c’est que celui-ci est élevé : tout laisse à croire que sa mise en place relèvera de l’impossible pour les petites entreprises aux moyens les plus modestes.

« Comply or Die »… pour l’avenir rien n’est plus sûr.  

Une organisation difficile mais enrichissante

Compte tenu de son influence et de son implantation grandissante dans les entreprises, nous avons choisi le thème de la compliance pour cette nouvelle édition de nos conférences « afterworks ». Une fois la thématique choisie, l’équipe a alors dû se lancer dans l’organisation de cet évènement, travail de longue haleine, nécessitant un investissement personnel de tous les membres de l’équipe. Après de multiples heures d’organisation dont nous vous épargnons le détail mais également d’imprévus (tels qu’une tempête de neige le jour J, nous obligeant à reporter la conférence…), l’afterwork Compliance & RSE de la Grande Ecole du droit a finalement eu lieu le jeudi 15 mars 2018.

A cette occasion, plusieurs professionnels nous ont fait l’honneur de leur présence et de leur intervention, nous permettant d’échanger autour de cette thématique. Nous profitons donc de ces quelques lignes pour remercier à nouveau :

Me Dominique Dedieu, avocate et fondatrice du cabinet «3Dtic », spécialisé en droit commercial, économique, éthique et pénal des entreprises et de leur gouvernance, ainsi qu’au droit des nouvelles technologies.afterwork sur la compliance

M. Eric Michel, Directeur Conformité du Groupe TOTAL.

Me. Daphné Latour, avocate spécialisée droit pénal des affaires et compliance.

Mme Béatrix Laurent-Moulin, Directeur Juridique de ManpowerGroup.

Mme Marianne Rosa-Launay, Compliance Officer chez Orange Business Services.

En tant que membres de l’équipe, organiser une telle conférence fut pour nous un véritable enrichissement personnel et professionnel, nous permettant tant d’apprendre à travailler en équipe et à la manager qu’à nous professionnaliser et nous responsabiliser.

Mathilde Floréan & Kenza Hamache (GED3)

La journée Portes Ouvertes

Hortense


La journée portes ouvertes de la faculté Jean Monnet a eu lieu le samedi 10 février.
Ce fut l’occasion pour les élèves de la Grande Ecole du Droit de présenter leur formation aux futurs étudiants.


Dès 10 heures du matin, de courageux élèves se tenaient derrière le stand de la Grande Ecole du Droit afin d’aider les lycéens dans leur orientation universitaire. Ces derniers présentaient l’excellence de leur double diplôme universitaire.


Tout au long de la journée, les lycéens venaient s’informer auprès des GED, paraissant plus que jamais convaincus par l’originalité de cette formation. Les étudiants de la Grande Ecole du Droit donnaient aux futurs étudiants de précieux conseils afin que ces derniers puissent mettre toutes les chances de leur côté pour intégrer la formation.


La JPO fut l’occasion pour les élèves de première année de mettre à exécution les conseils donnés lors des professional projects afin de présenter au mieux leur école aux futurs étudiants en droit. Ce fut également le moment opportun pour rassurer les parents quant à l’orientation de leurs enfants vers une carrière juridique.


J’ai eu l’occasion de présenter la GED à des lycéennes très intéressées par la formation. Ces dernières étaient extrêmement bien informées sur le diplôme universitaire Grande Ecole du Droit et posaient des questions très pertinentes quant aux débouchés de la formation et du travail fourni induit par ce diplôme universitaire. J’ai notamment aiguillé une élève de mon ancien lycée avec laquelle j’avais auparavant discuté lors d’une présentation de la GED à mon lycée afin de l’orienter dans son choix de formation universitaire.


Après avoir discuté avec les lycéens, je relève que nombreux sont ceux intéressés par la Grande Ecole du Droit qui hésitent avec une classe préparatoire littéraire ou avec une préparation D1. Pour les convaincre de postuler à la GED, nous avons mis en évidence l’originalité et l’excellence de notre diplôme axé sur l’international. En effet, à terme, les élèves de la GED partent en quatrième année à l’étranger dans l’université de leur choix afin de valider un Master of Law (LLM). Ce diplôme est unique en France, inégalé par aucune autre formation juridique.


De plus, la JPO fut le moment opportun pour passer un moment avec les deuxièmes années en dehors du cadre scolaire et de partager avec eux notre ressenti sur le premier semestre. Ces derniers étaient à notre écoute et attentifs à nos impressions.


Cette journée fut un véritable bilan positif. En effet, nombreux sont les brillants étudiants ayant pour projet d’intégrer la GED en septembre prochain. Nous espérons voir postuler sur la plateforme de la faculté Jean Monnet de nombreux lycéens prêts à s’impliquer au sein de la GED et notamment dans l’AEGED afin de permettre le bon fonctionnement de notre diplôme universitaire d’excellence.

 

Jason


Je m’appelle Jason Koehrer. Je suis étudiant en première année à la Grande École du Droit, et ce 10 février 2018, j’ai participé à la Journée Portes Ouvertes de la faculté Jean Monnet au stand de la GED.

Ouverture à 9 heures, fermeture à 17 heures, et malgré l’épisode neigeux, les intéressés étaient au rendez-vous.

La journée a été une expérience enrichissante, la prise de parole en face d’étudiants et de parents m’a permis d’en apprendre plus sur moi mais également sur ce que je pensais personnellement de la GED, les points qui m’intéressaient le plus, qui étaient également ceux qui revenaient le plus souvent dans mes explications.

Cette journée a aussi été l’occasion de confirmer les choix de certains élèves encore indécis, et de récupérer les adresses mails des plus motivés et intéressés, de leur donner un aperçu de de la vie à la faculté, mais surtout leur donner le plus d’informations possible sur la GED et les avantages conséquents qu’elle apporte. Ainsi nos discours reprenaient souvent les points importants tels le LLM, la cohésion de groupe et l’entraide au sein de la GED, la professionnalisation au travers de l’AEGED.

Durant cette journée, toute l’équipe s’est beaucoup investie, chacun s’est expliqué, exprimé, faisant au mieux pour répondre à toutes les questions parfois spécifiques et complexes. Dans les rares cas où nous ne pouvions pas répondre, notre co-directeur Pierre Delassis prenait le relai.

Cette journée a également été une expérience valorisante. Etre directement face aux concernés et qui sait peut-être futurs sélectionnés, pouvoir les convaincre, fait que l’on a une réelle liberté et un rôle concret à jouer. Cela a été un réel plaisir de voir que des élèves ne sachant pas vraiment quoi faire avant cette journée s’étaient décidés avant de nous quitter.

A côté des moments où nous étions occupés à charmer les arrivants, nous pouvions également profiter de la journée pour parler d’éléments plus internes à la GED, les futures missions, l’engagement de chacun, et ne nous mentons pas, la future soirée.

En définitive, cela a été une bonne journée.