LES TROIS DIMENSIONS DE L’ENSEIGNEMENT A LA GRANDE ECOLE DU DROIT : LA DIMENSION ECONOMIQUE (1/3)

Cette suite d’articles aura pour objet de présenter la richesse de notre formation dans trois dimensions auxquelles on ne pense pas intuitivement en rentrant en Licence de Droit : 

  • La dimension économique ;
  • La dimension juridique en Common Law ;
  • La dimension professionnalisante.

Pour ce premier article, nous nous attarderons alors sur la dimension économique de notre parcours. En effet, force est de constater que l’univers juridique des affaires est en forte évolution ces dernières années, notamment à travers les évolutions technologiques mais aussi économiques. C’est pourquoi le juriste doit, en plus de sa maîtrise du droit, élargir son champ de compétences, en particulier en matière de stratégie d’entreprise, qu’elle soit économique ou marketing. Cela doit lui permettre de pouvoir, d’une part, aider au mieux les entreprises qu’il conseille, d’autre part, innover dans le milieu juridique. 

Partant alors du constat que la formation du juriste à la faculté est quasi-exclusivement juridique, le diplôme universitaire  (D.U) « Études Juridiques Comparatives et Internationales », dit la Grande École du Droit, permet à ses étudiants de la compléter par des enseignements complémentaires, venant ainsi répondre à une demande de plus en plus exigeante des acteurs du marché du droit. Outre les matières juridiques étudiées, telles que le Droit continental ou le Common Law, nos étudiants vont donc, au fil de leur cursus, développer des compétences extra-juridiques nécessaires à un meilleur épanouissement au sein du monde du droit des affaires. 

Vous l’aurez compris : il s’agit ici de présenter les différents cours et activités qui permettent à nos étudiants de développer ces compétences. 

Nous distinguerons ainsi, d’une part, les matières incluses au sein de notre D.U et, d’autre part, les événements que notre association organise ou auxquels elle participe.

Tout d’abord, nous aborderons successivement les matières étudiées dans notre cursus au fil des ans.

  • En première année, nous avons la chance d’assister à un cours de Relations économiques internationales et droit international. Il permet d’explorer la dimension économique du droit international et les relations entre les différents acteurs de l’économie mondiale : les organisations internationales, les Etats et les entreprises multinationales, notamment dans les domaines des relations économiques internationales, du commerce et de l’organisation des espaces maritimes et spatiaux.
  • En deuxième année, le double diplôme nous donne l’opportunité de suivre un cours d’Économie et de management de l’entreprise. Ce séminaire est l’occasion de se familiariser avec les bases de l’économie et du management, du point de vue de l’entreprise. Nous avons également la chance d’être formés à l’analyse financière, qui est l’un des aspects incontournables de l’entreprise et qui trouve des échos dans beaucoup de matières juridiques et économiques, comme en Business Law. Il s’agit en la matière de comprendre les techniques d’analyse de l’état financier des entreprises et de leurs activités.
  • En troisième année, nous sommes amenés à suivre un cours pratique de Business development dispensé par Frantz Toussaint au sein de la société de conseil EY, à la Défense. Le Business development est un secteur d’activités de la direction commerciale d’une société. Il vise à cerner les demandes des acteurs économiques et à leur offrir des offres pertinentes. Cela nécessite la création et l’entretien d’un réseau professionnel solide. Ce cours nous permet alors de mieux connaître l’organisation du Business development et de développer des compétences en matière de création d’offres de produit juridique à destination des entreprises. Nous développons notre capacité à les mettre en valeur, à les vendre et à créer un réseau permettant à une offre de trouver sa demande.

Enfin, il sera question des activités de notre association. 

Grâce à elle, nos étudiants ont pu en particulier participer à une formation « Legal Tech Lawyer Academy » dispensée par la société Séraphin Legal. Celle-ci concerne les étudiants en droit souhaitant se former et s’adapter à l’écosystème numérique. Son contenu se répartit en différents modules et vise à : 

  • Identifier les différentes méthodologies de définition et de mise en œuvre d’une stratégie numérique ;
    • Etre en capacité d’intégrer les dernières innovations Legal tech dans une structure ;
    • Mettre en place une gouvernance des données ;
    • Etre en capacité de définir une politique de gestion des risques liés à la sécurité des systèmes d’information ;
    • Impulser une politique d’innovation collaborative au sein d’une structure ;
    • Etre en mesure de développer son propre projet Legal Tech.

(Vous pourrez trouver de manière plus détaillée le programme à l’adresse suivante : https://seraphin.legal/ltl-academy-edition1/).

Nous avons donc pu voir, à travers ces différents exemples, que la formation de la Grande École du Droit est enrichie par cette dimension économique. C’est d’ailleurs elle qui pousse certains de nos étudiants, d’abord, à étudier les relations de plus en plus privilégiées qu’entretiennent l’économie et le droit, que ce soit dans un LLM, en Master 2 à Assas ou encore en École de Commerce, notamment à l’Essec, ensuite, à revenir partager ce savoir avec les plus jeunes générations. Je pense ici à Lara Garrido, qui a organisé des visites pour nos étudiants au sein de diverses structures comme des cabinets d’avocat ou la direction juridique de Google. 

Mathieu Gruson & Noémie Legrand