Quand le monde tourne à l’heure américaine

L’engouement mondial pour l’élection américaine

Le 3 novembre dernier, à la suite d’une année de campagne électorale riche en émotions, les élections présidentielles se sont déroulées sur le sol américain. La lutte entre Joe Biden et Donald Trump pour la présidence de la première puissance mondiale a fait couler beaucoup d’encre et bien que la victoire de Joe Biden ait été entérinée, le président sortant ne reconnait toujours pas sa propre défaite et cherche encore à protester en essayant de mettre en évidence des fraudes supposées.

Soulignons l’importance donnée à cette élection étrangère, qui suscite plus d’intérêt que pour certaines élections françaises. Cet engouement pour la politique américaine soulève des questions concernant le vecteur de cette ardeur de la part du monde entier car les français ne sont pas les seuls à s’être intéressés à ce volet de la vie politique américaine.

En effet, le monde entier s’est mis au diapason de l’heure étasunienne pour commenter l’avancée de chacun des candidats. Il est ainsi possible de souligner différents points conduisant à cet intérêt tels que le changement de politique de la première puissance mondiale indu par le candidat qui pourvoira le poste de président ou par des éléments plus subjectifs comme la crise sanitaire qui peut être à l’origine d’une volonté d’ouvrir son esprit à d’autres horizons.


© Profit Trends

La scène internationale attend un changement radical de programme

Trump a souvent été qualifié de raciste et accusé, au contraire de son adversaire, de ne pas prendre les revendications des minorités en compte. Ainsi, bien que le mouvement Black Lives Matter (BLM) soit né en 2013, c’est sa résurgence à l’été 2020 qui a entrainé les foudres sur le gouvernement Trump. Le président a beau se définir comme la « personne la moins raciste du monde », il n’empêche que certains lui reprochent d’attiser la haine raciale. Et, depuis cet été, ces critiques à l’égard de D. Trump n’ont cessé d’augmenter. De ce fait, une partie de son électorat de 2016 se détache progressivement de son bord pour aller soutenir les démocrates, qu’ils espèrent prendront les considérations des minorités en compte. Il faut toutefois souligner que plus d’un tiers du vote latino est allé pour le Républicain.

Le programme du président sortant s’oppose, d’un point de vue social, radicalement à celui de J. Biden. En effet, Trump n’a pas souhaité prolonger l’Obama Care ; mais d’après son site de campagne il a réussi au cours de son mandat à faire chuter pour la première fois depuis 50 ans le prix des médicaments. De plus, la non prise en compte des problématiques mises en avant par les minorités telles que la discrimination à l’emploi, contrairement à son adversaire, lui a fait perdre une partie de son électorat et c’est en partie par cette légère perte que Biden a gagné le vote populaire.

En effet, l’ex-vice-président de B. Obama promet de rétablir l’Obama Care, quasiment vidée de toute protection par Trump. Il souhaite protéger les américains bien qu’il leur laissera le choix de souscrire ou non à cette nouvelle forme de protection sociale qu’il ne veut pas universelle. De plus, Joe Biden rafle 90% du vote des Afro-Américains grâce à sa volonté d’aider cette minorité. Il souhaite encourager le développement d’entreprises conduites par les Afro-Américains pour leur offrir un accès privilégié au capital et aux investissements. Ainsi, au contraire de son adversaire qui a qualifié le mouvement BLM comme un « symbole de haine », Biden soutient cette communauté et ne cherche pas à minimiser la violence policière et sociétale à l’égard des Afro-Américains. C’est au vu de tous ces éléments qu’une majorité de l’électorat américain a basculé dans le camp démocrate.

Aujourd’hui, les particuliers non avertis se concentrent plus sur les enjeux sociaux qu’économiques. C’est pourquoi Biden se montre très investi sur cet aspect. La plupart considèrent Trump comme le personnage dépeint dans beaucoup de médias anti-Trump, c’est-à-dire misogyne, raciste, xénophobe… Ainsi, le monde se passionne pour cette lutte entre deux personnalités et deux programmes si différents qui permettra au vainqueur d’assoir sa position sur la scène internationale. Les grands leaders mondiaux suivent ainsi la présidentielle américaine avec beaucoup d’appréhension selon leur parti pris et les particuliers essaient de se forger un esprit critique bien que ce dernier soit entretenu dans un seul sens par les innombrables informations qui nous parviennent.

La politique économique du futur président est scrupuleusement suivie

Les leaders internationaux sont obligés de s’intéresser de très près à la politique économique des Etats-Unis qui détiennent les principaux organes économiques tels que le Fond Monétaire International (FMI) ou Wall Street qui est la plus importante place boursière au monde. Au cours de son mandat D. Trump a réalisé un prodigieux regain de l’activité économique en arrivant à une baisse du taux de chômage sans précédent depuis 50 ans et il est aussi à l’origine d’un allègement fiscal de 82% pour beaucoup de familles modestes. Le président sortant a fait bondir le Produit Intérieur Brut (PIB) de 3%, ce qui fait des Etats-Unis une économie forte qui se renouvelle. Ce sont en fait les effets du fort protectionnisme mis en place ces dernières années. La place de ce pays dans les accords internationaux et son poids économique lui confèrent une prépondérance sur le Proche et le Moyen-Orient, l’Amérique du Sud, et sur l’Europe même si elle a du mal à le reconnaître. L’hégémonie américaine, au-delà de son rôle de « gendarme du monde », est aussi économique à partir du XXème siècle, où l’économie-monde passe d’un centre anglais à un centre américain. Le monde suit la volonté américaine et se voit imposer ses décisions face à ce géant économique. Encore aujourd’hui, quand les Etats-Unis se sont retirés de l’accord de Paris sur le climat, aucune sanction n’a pu être mise en place contre le géant économique. Pourtant les Etats-Unis sont un des pays les plus pollueurs et leur retrait de cet accord a été désastreux pour le climat. C’est bien pour cette raison que Biden, qui a une conscience écologique plus marquée que Trump, a inscrit dans son programme sa volonté de reratifier l’accord de Paris. En effet, d’après le chercheur néerlandais Niklas Höhne « le plan climatique de Biden pourrait permettre à lui seul de réduire la hausse des températures de l’ordre de 0,1°C ». Dans la lutte contre le climat, chaque augmentation de dixième de degré évitée est vitale. Malheureusement, les autres nations ont tendance à suivre les « grands ». Ainsi de nombreux défenseurs de l’environnement estiment que le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris a favorisé la baisse du degré d’engagement de l’Arabie Saoudite, du Brésil, de l’Australie, etc.

La puissance américaine suit sa propre loi et les autres pays se cachent derrière ses actions pour faire de même sans être importunés. Cette situation montre donc la place essentielle des Etats-Unis et c’est pourquoi le futur président et son futur mode de gouvernement sont épiés pour que la politique des autres pays puisse être anticipée. Si Joe Biden est élu, il modifiera certainement les accords mondiaux, conduisant à un changement plus global de la politique internationale. Néanmoins, que soit élu D. Trump ou J. Biden, les deux hommes politiques sont prêts à maintenir une certaine défiance vis-à-vis de la Chine, c’est bien là un des rares points sur lequel les Démocrates et les Républicains s’entendent.


© CBS News

Un héritage historique rend l’Europe dépendante de l’issue de cette présidence

Depuis la fin des deux guerres mondiales, le monde et notamment l’Europe sont dominés par les Etats-Unis. Cette hégémonie a pu se développer à la suite de l’aide américaine procurée au Vieux Continent à l’issue des conflits mondiaux ravageurs. Bien que l’Europe et les Etats-Unis se soient en réalité construits en miroir, le président Wilson voulait assoir la puissance américaine en donnant vie au « siècle américain ». Si on examine plus en détail la capitale aide américaine à la France on se rend vite compte qu’elle a été faite dans un double intérêt. En effet, les Etats-Unis voulaient s’assurer le maintien d’une France forte et puissante pour ensuite commercer avec, d’où le plan Marshall, mais ils avaient aussi l’intention de se revendiquer comme leader planétaire en faisant comprendre à la France que sa survie ne dépendait que du Nouveau Continent. Clemenceau avait bien résumé cette pensée en se confrontant très tôt à la réalité « le président des Etats-Unis avait traité tout seul en s’assurant, oh ironie ! les batailles qu’il n’avait pas gagnées ». Après la Première Guerre mondiale, les Etats-Unis se concertent avec la France pour l’empêcher d’aller occuper le territoire allemand, ce qui a longtemps animé l’incompréhension du peuple germanique qui n’arrivait pas à reconnaitre sa défaite.

Plus tard, dans l’entre-deux-guerres, la première puissance mondiale finance l’Allemagne, jusqu’en 1939, pour qu’elle puisse se reconstruire. De même, de nombreuses dettes européennes ont été épanchées grâce à l’aide américaine. Toutefois, l’Europe a du mal à le reconnaitre, par fierté certainement puisque l’actuelle Union Européenne se veut forte économiquement et politiquement et ne veut pas reconnaitre sa dépendance, peu lointaine, à un si puissant concurrent. En y regardant de plus près, on se rend compte que les Etats-Unis imposent leur vision du monde au reste de l’Occident. En effet, où est la première place boursière mondiale ? A New York. Où se sont installés les sièges de puissants organismes internationaux ? A New York. De plus, le monde est gouverné par les Etats-Unis au travers de l’OTAN qui est la première organisation de défense mondiale ou encore le FMI qui gère l’économie mondiale. Ces puissantes institutions imposent leurs décisions au reste de la planète qui n’a pas d’autre choix que de coopérer pour s’insérer dans la politique et l’économie mondiale ; pour exister il faut se soumettre.

Outre cet aspect, en remontant à la guerre froide, on s’aperçoit que le conflit qui opposait en premier l’URSS et les Etats-Unis a touché plus que de nécessaire le reste du monde. Tout simplement parce que ces deux puissances voulaient toutes deux détenir le monopole de la puissance mondiale. Ce conflit a bouleversé la scène internationale et a également fini par imposer une vision bipolaire au monde : l’Allemagne se retrouve séparée en deux comme le reste de l’Europe qui doit choisir son « camp » en fonction de ses intérêts politiques et économiques. L’Europe est en réalité une gigantesque marionnette au profit des Etats-Unis. En effet, l’hégémonie américaine est entretenue par Kohl pour s’assurer que l’Allemagne ne sera pas réunifiée. Bien que la réconciliation entre la RFA et la RDA sera effective en 1990, cet élément permet de comprendre que la politique américaine mise en place après la Seconde Guerre n’a pas pour vocation première d’aider l’Europe mais de préserver les intérêts américains comme le démontrent les motivations de la présence du plan Marshall en Europe.


© Thing Link

Enfin, les Etats-Unis utilisent l’alliance franco-allemande, perçue par certains comme un mythe qui sert l’intérêt américain. Cette alliance très puissante qui gouverne le reste de l’Union Européenne et se range du côté de l’idéologie américaine permet aux Etats-Unis d’avoir un puissant relai de leurs intérêts directement sur le sol européen.

Si nous suivons avec tant d’attention les présidentielles américaines c’est, qu’inconsciemment ou non, nous savons que la politique qui sera appliquée aux Etats-Unis aura d’une façon ou d’une autre des répercussions sur l’Europe et sur le reste du monde. Influencé comme l’est le monde par la politique américaine, connaître le président à sa tête et ses idées permet d’anticiper les prochains bouleversements internationaux qui auront lieu. Peut-être que si les Etats-Unis reviennent dans l’Accord de Paris, l’Australie ou le Brésil reviendront sur leurs décisions et se soumettront à de plus fortes restrictions environnementales.

La Covid-19 : lassés les particuliers s’en remettent à la politique étrangère

L’apparition du coronavirus à la toute fin de l’année 2019 fut un grand choc lors des premières annonces officielles et est toujours une importante source de débats de la part des gouvernements du monde entier. Dès lors, on peut noter que depuis le début de la crise sanitaire les médias se sont emparés de cette crise historique pour ne plus jamais la délaisser. Notamment pendant le confinement de mars, les bulletins d’informations des grandes chaînes ne parlaient presque, si ce n’est exclusivement, de la Covid-19.

L’élection présidentielle américaine 2020 a généré plus de tweet que pour la dernière en date (Trump v. Clinton). Ainsi, L’Express en évalue « 570 millions : c’est le nombre de tweets générés par l’élection présidentielle en un an de campagne. Près de 10 millions ont été recensés uniquement sur les dernières 24 heures, un volume six fois plus élevé que lors de la précédente élection en 2016, selon des données compilées par Visibrain. Du côté de la France, ce sont près de 1,7 million de tweets publiés sur un an de campagne, soit deux fois plus qu’en 2016 ». Ces données peuvent être reliées à l’intérêt porté aux élections américaines 2020 mais découlant de la crise sanitaire. En effet, la moitié de l’humanité a connu au moins une fois le confinement ce qui lui aurait supposément laissé plus de temps pour élargir ses centres d’intérêts et ainsi, pour oublier les tracas du quotidien, aurait pris part aux débats politiques par manque d’activité.

A ceci, il est possible de rajouter l’intérêt qui a été porté au second mandat de Donald Trump. En effet, comme évoqué, la scène internationale a les yeux rivés sur les Etats-Unis et donc son gouvernement. Le prochain leader du Nouveau Continent et ses idées doivent être connus pour que les puissances intéressées puissent s’organiser dans l’optique de collaborer avec lui. De plus, les divergences de programmes sont si fortes entre les deux candidats que la victoire de l’un sur l’autre sera d’autant plus grande. Cette lutte sans merci peut ainsi fasciner les particuliers ; en effet, les français interrogés se sont mis d’accord pour souligner l’ennui qui s’installe durant les périodes de confinement et déclarent que toute activité extérieure est la bienvenue. Par conséquent, la politique étrangère américaine a pu connaître un élan grâce aux particuliers lassés de la crise sanitaire.

            L’un dans l’autre, l’engouement pour les élections présidentielles outre-Atlantique a été alimenté par un contexte historique fort rassemblant le Nouveau et le Vieux Continent. Ainsi, par leurs relations passées, les deux puissances suivent chacune l’actualité pour une meilleure connaissance de l’autre. De plus, la crise sanitaire de la Covid-19 a suscité un intérêt sans précédent pour la politique étrangère émanant des particuliers.

Clémence VENITIEN

La Grande École du Droit pendant le confinement

Depuis le 28 octobre 2020, l’Université Paris-Saclay et la Grande École du Droit n’ont pas échappé au confinement et aux cours à distance.

Comment la formation a été impactée ?

La vie étudiante a été la première victime. En effet, les soirées inter-promotions, le week-end d’intégration et le voyage de promotion ont dû être annulés et il a été impossible de basculer ce type d’évènements en ligne. Fort heureusement, d’autres évènements ont été mis en place pour compenser cela comme l’organisation du projet « Remote life in GED » qui consiste pour tous les étudiants à se retrouver sur la plateforme Teams pour discuter d’un sujet donné en amont comme ce fut le cas pour le débat des élections présidentielles américaines. Un serveur Discord a également été créé pour divertir les étudiants grâce à des parties de jeux en ligne tel que le loup-garou et « Among Us ».

Il faut également noter que les visites de cabinet sont malheureusement annulées pour l’année à venir et que les cours des GED2 chez EY Avocats n’auront pas lieu. Un des seuls évènements qui a pu être basculé à distance est le LL.M Roadshow qui a eu lieu le 19 novembre en ligne. Un article sera d’ailleurs rédigé prochainement à ce sujet.

Les cours et TD sont bien évidemment tenus à distance mais un doute persiste sur la nature des partiels qui se tiendront en décembre : chaque professeur a le choix entre maintenir son examen en présentiel malgré le contexte sanitaire ou le faire passer en ligne. D’autres matières complémentaires ont été annulées par la faculté, comme les nouveaux ateliers mis en place cette année notamment les ateliers cassation et art oratoire car il était tout simplement impossible de les organiser en respectant les gestes barrières. Les stages et mémoires ont également été neutralisés pour les licences de droit classique.

Force est de constater qu’il est difficile de prédire l’avenir et de savoir si le deuxième semestre se passera encore en distanciel ou en hybride (1 semaine en distanciel et 1 semaine en présentiel en fonction des noms de famille ou des D.U). Les mêmes inquiétudes sont présentes pour les semestres prochains, ce qui est une variable à prendre en compte pour les candidatures de LL.M.

Si la situation sanitaire mondiale ne s’améliore pas d’ici là, la plupart des étudiants de 3e année envisagent d’entrer dans le M1 Droit des affaires de l’Université Paris-Saclay et de décaler leur LL.M d’un an.

Pour terminer cet article, voici quelques témoignages d’étudiantes issues des différentes promotions :

Gracia Apaloo et Riwa Khatab, 1ère année à la Grande École du Droit :  « Notre entrée à l’université́ s’est faite sans grande difficulté grâce à la GED qui nous a très bien intégrées. L’arrivée du distanciel nous a tous dépaysé et a permis de distinguer deux groupes de travailleurs au sein de notre classe : ceux qui arrivent davantage à s’organiser lorsqu’ils sont chez soi et ceux qui éprouvent l’envie à chaque bb collab de quitter la session et d’aller se rendormir (le lit étant à un mètre de nous). Le fait que les partiels soient à distance ne nous inquiète pas plus que cela. Travaillant chez nous depuis deux mois, ils semblent seulement être le prolongement de l’enseignement qu’on nous a dispensé. L’esprit GED, c’est beaucoup de social, beaucoup d’évènements auxquels on était impatientes de participer ont été annulés. Mais malgré cela, on a eu le temps d’apprendre à se connaitre avant d’être confinés. En réalité, on a été intégrés très rapidement, notamment lors de la première semaine. Il est impossible de se sentir seules durant le confinement. Il y a toujours quelqu’un de la GED avec qui parler, avec qui échanger ou se divertir (ou même avec qui se plaindre des cours). On n’a pas perdu l’esprit GED, il s’est transformé. La team gediconfinement nous a permis de se réunir dans la bonne humeur durant certaines soirées. Pendant ce temps, le pôle vie étudiante en a profité pour inaugurer un compte privé Instagram spécial GED pour divertir les membres du D.U (chose qu’ils réussissent à merveille) ».  

Yasmine Soleymanlou, 2e année à la Grande École du Droit : « Je suis un peu déçue de l’absence des visites des cabinets que j’attendais avec impatience lorsque j’étais en 1ère année. De même pour le LL.M roadshow, bien qu’il soit à distance, c’est beaucoup plus difficile d’aborder les doyens des universités qu’on souhaiterait intégrer en LL.M. Les matières de licence sont plus difficiles à suivre en ligne car tous les jours se ressemblent. Le fait d’être à distance a également dégradé les relations avec les gens de ma classe car je les voyais beaucoup moins souvent.

Les cours à distance ont eu au moins le mérite d’optimiser ma manière de travailler car je n’ai plus de temps à perdre dans les transports et je peux mettre ce temps à profit pour travailler mes cours. J’ai apprécié le fait que la GED puisse dispenser des cours tel que le cours de projet professionnel et gestion de projet, sans oublier les opportunités de la clinique juridique. La direction de la GED a été à notre écoute, à titre d’exemple, Madame Guegan a mis un projet de tutorat pour qu’on comprenne mieux la méthodologie du commentaire d’arrêt, un exercice assez compliqué à aborder pour des étudiants de deuxième année. Ainsi, mon expérience à la GED à distance est différente, avec des avantages et des inconvénients ».

Cléa Jegou, 3e année à la Grande École du Droit : « Suivre les cours à domicile n’est pas un problème pour moi, j’ai la chance d’être autonome et particulièrement organisée donc j’ai gardé un rythme soutenu pour comprendre les matières dispensées et les assimiler au mieux. Personnellement, concernant le LLM, je souhaite partir à Melbourne depuis le début de la deuxième année alors s’il faut reporter mon départ je le ferai. L’expérience du LLM est un tel accomplissement qu’il est inimaginable pour moi de l’envisager dans une chambre étudiante. Les relations étudiantes ont, elles aussi, été transformées. Difficile d’imaginer que quasiment la moitié de notre licence allait se passer seul, dans une chambre, face à nos ordinateurs. J’ai l’impression que l’ordinateur est devenu le seul endroit où la vie sociale est envisageable ce qui n’est vraiment pas l’idéal à 20 ans mais grâce à eux nous conservons des interactions essentielles à notre « vie étudiante » et je remercie pour cela tous mes camarades qui participent activement à ces échanges. »

Inès Elleingand, 4e année à la Grande École du Droit : « Concernant notre mémoire, les dead line restent inchangées pour l’instant ! Concernant nos LLM, la covid-19 aura eu des impacts non négligeables sur nos départs. Certains ont décalé leur rentrée d’un an, de 6 mois et d’autres ont opté pour un entre deux : le premier semestre à distance et le deuxième en présentiel si les conditions le permettent. Pour ma part, j’ai choisi de décaler ma rentrée de 6 mois. Je ferai donc ma rentrée le 19 janvier. A Boston University, les élèves ont la possibilité de choisir s’ils préfèrent assister en personne aux cours ou s’ils préfèrent y assister en zoom. Une formule « Learn From Anywhere » a également été mise en place pour les étudiants qui ne pourraient pas arriver à temps en raison des fermetures des frontières. La direction est bien consciente des difficultés auxquelles nous sommes confrontés. De nombreuses alternatives sont mises en place pour que les élèves continuent à interagir entre eux et des test fréquents sont demandés. »

Un grand merci aux étudiantes qui ont accepté de témoigner pour cet article.

Marion PERINA

Chipper Cash, une fintech africaine en plein succès

Chères lectrices, chers lecteurs,

A travers l’article sur lequel vos yeux sont rivés à ce moment, j’espère retenir votre attention autant que l’a fait l’article que je suis sur le point de vous présenter.

Durant la troisième année au sein de la Grande École du Droit, en supplément du panel de cours dont nous bénéficions grâce au Diplôme Universitaire, nous assistons au cours dispensé par Madame Harris d’anglais de spécialité. Cette année, l’enseignante a choisi de se concentrer sur le thème de « Business Law ». Selon moi, ce dernier est fondamental en ce qu’il complète parfaitement les cours de « Business Law » que nous avons suivi en deuxième année dans le cadre du Diplôme Universitaire. En effet, après avoir acquis les bases théoriques l’année précédente, nous nous intéressons cette année à leur application pratique, dans le monde qui nous entoure. Pour ce cours, nous devons chaque semaine étudier un article d’actualité proposé par Madame Harris. Ainsi, il m’apparaît davantage nécessaire puisqu’il nous permet de nous distinguer des étudiants n’ayant pas accès aux cours prodiguant cette culture générale. Enfin, bien que je n’y sois pas encore, je pense très sincèrement que cela nous sera fort bénéfique lors de notre année de LLM, approchant à grand pas.

En outre, c’est dans le cadre de ce cours de « Business Law » que l’enseignante m’a demandé de faire un commentaire d’article, article dont le sujet m’a énormément intéressée au point que j’en consacre aujourd’hui un article sur le blog dédié aux étudiants et anciens de la Grande École du Droit.

Cet article, publié par Tech Crunch le 17 juin 2020, est intitulé « African payment start-up Chipper Cash raises $13.8M Series A ».

Source : Chipper Cash ©
  • Qu’est-ce que « Chipper Cash » ?

Chipper Cash est une fintech de paiement transfrontalier en Afrique, qui offre des services de paiement de personne à personne dans sept pays d’Afrique, un peu comme Lydia en France.

Mais, c’est quoi une fintech ? La fintech désigne les petites entreprises, start-ups et PME, qui fournissent des services financiers grâce à des solutions innovantes. S’appuyant généralement sur le développement mobile, les solutions proposées prennent souvent la forme d’applications qui modifient le rapport du grand public avec les institutions financières et ouvrent de nouveaux horizons en matière financière.

Cette start-up a été créée en 2018 par un ougandais, Ham Serunjogi, et un ghanéen, Maijid Moujaled. C’est une application gratuite et sans frais lors de l’envoi d’argent, disponible dans pas moins de sept pays africains (Ghana, Ouganda, Nigéria, Tanzanie, Rwanda, Afrique du Sud et Kenya). Pour illustrer l’ampleur qu’elle prend, il faut ajouter qu’en 2020, 1,5 million de personnes ont utilisé cette application.

Source : Chipper Cash ©
  • Que s’est-il passé ces derniers temps ?

Récemment, Chipper Cash a clôturé une série de financement « Series A »  de 13,8 millions de dollars mené par Deciens capital. Ce dernier est un soutien aux fondateurs construisant « la prochaine génération de services financiers », comme cela peut apparaître sur leur site officiel. C’est la raison pour laquelle ils prévoient d’embaucher 30 nouveaux employés dans le monde entier. En particulier, ils recherchent un compliance officer (agent de conformité), ambition que nous étudierons dans quelques lignes.

Ce qui m’a particulièrement marquée est la prise de position des deux fondateurs de Chipper Cash après la mort de George Floyd aux États-Unis en mai dernier. Ils ont déclaré « Nous avons été les grands bénéficiaires de la générosité et de l’ouverture de ce pays et de son esprit d’entreprise » ainsi que « En grandissant en Afrique, nous avons été capables de naviguer aux États-Unis sans les traumatismes et les bagages que nos amis afro-américains ont subi en vivant en Amérique ». Ham et Maijid ont alors créé le Chipper Fund for Black Lives qui accordera cinq à dix subventions de 5 000 à 10 000 dollars à des personnes ou des causes faisant avancer les réformes de justice sociale.

  • Deux points considérables émergent de cette opération

Premièrement, c’est un excellent exemple de la manière dont les jeunes start-ups locales souhaitent s’étendre à de plus grandes régions en pénétrant de nouveaux marchés. En effet, en plus d’offrir des services gratuits, elles essaient de s’inscrire dans le contexte de la responsabilité sociale des entreprises. Alors que certaines personnes pourraient considérer qu’elles le font uniquement dans le but de plaire à de nouveaux clients afin de devenir la plus grande fintech d’Afrique, d’autres considéreront cela comme une véritable initiative, comme leur passé peut d’ailleurs le laisser supposer.

Deuxièmement, j’ai trouvé que cet article mettait bien en évidence le fait que l’Afrique est un continent plein d’opportunités, de développement et de perspectives d’avenir, en particulier dans le domaine des technologies de pointe, puisqu’il s’agit du domaine technologique le plus financé d’Afrique. En effet, les start-ups africaines ont reçu la conséquente somme de 2 milliards de dollars en capital-risque. Ce dernier étant une forme de financement privé fourni par des sociétés de capital-risque ou des fonds aux start-ups, cela témoigne du fait que de nombreux investisseurs sont prêts à prendre des risques dans ces fintech africaines. Nous en tirons qu’un nombre toujours croissant de personnes et d’entreprises croit en leur potentiel de croissance.

C’est d’ailleurs ce qu’illustre la carte que vous trouvez ci-dessous.  

Source : Tech Crunch ©

Cette carte montre comment le capital-risque est réparti sur le continent africain. Nous pouvons voir que le Nigéria est le berceau d’une énorme quantité de capital-risque. En 2019, ce pays a reçu environ 1,5 milliard de dollars en capital-risque, loin devant son deuxième concurrent, le Kenya, qui en a reçu environ 1 milliard de dollars. Après ces deux pays, on peut noter la présence de l’Égypte et de l’Afrique du Sud. Cependant, « seulement » environ 350 millions de dollars en capital-risque leur ont été fournis par Partech Africa, WeeTracker et Disrupt Africa. Enfin, les start-ups ghanéennes de fintech attirent toujours de nombreux investisseurs, même si le montant reçu est loin d’être le même que celui du Nigéria.

Toutefois, Chipper Cash doit faire face à la concurrence accrue de plusieurs acteurs, dont Paga, une entreprise nigériane de paiements locaux. Par ailleurs, en 2019, des investisseurs chinois ont investi 220 millions de dollars dans OPay et PalmPay, deux jeunes pousses qui prévoient de s’étendre d’abord à l’Afrique de l’Ouest, puis au continent tout entier. Dans les prochaines années, il faudra s’attendre à voir les évènements classiques du marché (échec, acquisition, introduction en bourse, etc.) déterminer la place qu’occuperont les start-ups de paiement bien financées, dont Chipper Cash, dans l’arène fintech africaine.

Je me rappelle encore d’un chapitre de terminale que je devais réviser pour le Bac. Il était intitulé « Le continent africain face au développement et à la mondialisation ». J’avais adoré étudier un sujet que je voyais seulement dans l’actualité sous l’angle des conflits locaux présents en Afrique. Dans ce chapitre, la question centrale était celle des défis du développement que rencontrait ce continent. Selon moi, cet article est une belle illustration du succès dans le défi économique que le continent africain rencontre depuis des années. Désormais, l’Afrique apparaît comme la terre du dynamisme, de la croissance ; la terre d’aujourd’hui et de demain.

Par Marine Bascop, étudiante en troisième année à la Grande École du Droit

À la découverte des nouveaux membres du Bureau et des Chefs de pôles

Cléa Jégou : Présidente

photo Cléa

Fraîchement diplômée d’un baccalauréat en sciences économiques et sociales je suis rentrée à la Grande École du Droit en septembre 2018.

La rigueur des études de droit associée aux enjeux de la formation d’excellence que propose la GED ne m’empêchaient pas de rêver de m’investir dans l’association.

Alors que ma deuxième année sur les bancs de la faculté commençait mon implication dans l’association était une évidence. Débordant d’énergie et me projetant continuellement dans des projets je suis honorée d’avoir été élue Présidente en octobre dernier et prête à relever le défi.

La présidence est une responsabilité non négligeable qui me pousse quotidiennement à donner le meilleur de moi-même tout en soutenant le travail de groupe et en voyant toujours plus grand.

Cela me semble être une excellente opportunité pour valoriser l’école et ses étudiants qui sont la force de l’association. Le travail associatif des « gedois » est de taille et il est essentiel que leur investissement soit récompensé par de belles réussites.

Je suis convaincue que l’ambition du Bureau sera un atout pour franchir les obstacles et s’épanouir de notre succès. Je tiens d’ailleurs à remercier tout particulièrement les membres du Bureau pour leur mobilisation et leur professionnalisme. Ensemble, nous avons pour moteurs la communication, la promotion et la professionnalisation.

Joséphine Fournier : Vice-Présidente

photo Jo

C’est après l’obtention d’un baccalauréat Économique et Social que j’ai intégré la formation de la Grande École du Droit.

Ayant l’ambition de travailler dans le domaine des affaires, plus particulièrement en droit du sport, il m’ait apparu évident que cette formation, rythmée par la rigueur et l’excellence, saurait me guider au mieux dans la réalisation de mon projet professionnel.

L’aspect associatif, étant un des piliers majeurs au sein de cette formation je suis fière d’en être l’actuelle Vice-Présidente.

Aux côtés des autres membres du bureau ainsi que des chefs de pôles nous espérons pouvoir répondre au mieux aux besoins des étudiants tout en leur proposant des projets toujours plus ambitieux.

 

Rayan Ider : Secrétaire Général

photo Rayan

Étudiant en deuxième année, mon envie d’intégrer ce diplôme est née de ma rencontre avec une alumni lors d’un salon étudiant en 2015. Cette dernière m’avait présenté le caractère associatif du diplôme qui a fortement influencé mes choix Parcoursup. Après avoir rejoint la GED, m’investir dans son association me semblait une évidence.

Aujourd’hui, j’exerce la fonction de secrétaire général. Ayant pour charge principale la veille au respect des obligations statutaires, des procédures avec la préfecture et la faculté, ainsi que la gestion des correspondances, j’ai la volonté d’être un réel soutien pour mes compères.

Fraîchement nommé, je suis grandement impliqué dans la préparation du Gala anniversaire des 10 ans de notre formation. En effet, avec l’ensemble de l’équipe, nous avons pour objectif de célébrer, comme il se doit, la décennie passée, en compagnie de l’ensemble des élèves et des Anciens, avec un regard vers les défis de la décennie à venir pour le diplôme.

 

Marine Bascop : Trésorière

photo Marine

Issue d’une filière ES au sein du Lycée Hoche de Versailles, mon choix a très rapidement été tourné vers la Grande École du Droit. Entre richesse des cours de droit de licence, cours de DU, visites de cabinet d’avocat et d’entreprises aussi renommées que Google, cette formation ne manque pas de remplir toutes ses promesses.

Quelques mois après mon entrée en L1, j’ai considéré que mon épanouissement au sein de la GED ne serait complet et réel que lorsque je participerai de façon active à l’association. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de m’investir dans différentes missions ce qui m’a conduit à être promue en charge du pôle digital seulement 4 mois après mon entrée à la GED. Cette première expérience n’a que confirmé que la réussite à la GED ne passe pas seulement par la tête dans les cours de droit mais surtout par la charge de différentes missions qui permettent de décrocher quelques temps des cours.

Ainsi, lorsqu’on m’a proposé de faire partie du Bureau de l’AEGED en tant que Trésorière, j’ai forcément accepté.

La tête très souvent au milieu des to-do lists, le fait de rajouter des tableaux de tenue des dépenses ne m’a pas effrayée. Mes promesses pour cette année en tant que Trésorière sont de tendre vers un constant et transparent équilibre financier afin que la GED puisse réaliser tous les projets espérés et entrepris. En particulier, la principale dépense de cette année sera le Gala des 10 ans de la GED : le moindre euro dépensé a son importance !

Seulement, être Trésorière c’est surtout faire partie de la tête de l’AEGED. Ainsi, je serai à l’écoute et toujours disponible pour mes camarades, mais particulièrement pour mes trois compagnons de Bureau, avec qui j’espère, faire rayonner comme il se doit la Grande École du Droit.

Pôle Promotion : Guillaume Bouland et Alessia Hien

 

Guillaume Bouland

photo Guigs

En arrivant à la Grande école du Droit, j’ai très vite compris que son association, en plus d’être un de ses atouts majeurs était son plus beau cadeau pour les étudiants.

Dès la L1, j’ai fait le choix de m’investir au maximum dans une pluralité de missions toutes différentes. Cela m’a permis de me faire des contacts ainsi que d’améliorer des capacités personnelles telles que la rédaction, la gestion de projet ou bien d’autres encore.

Actuellement en deuxième année à la Grande école du Droit, j’ai décidé de reprendre la direction du pôle promotion de notre association  aux côtés de ma très chère Alessia Hien.

Le pôle promotion de la Grande école du Droit permet à la fois l’épanouissement des étudiants ainsi que le rayonnement de notre association. Un de nos principaux objectifs en tant que chefs de pôle sera de permettre aux étudiants de première année de s’investir autant qu’ils le souhaitent pour qu’ils découvrent les bienfaits de notre association et qu’ils développent à leur tour cette dernière.

En plus du bien-être de nos chers L1, nous cherchons également à améliorer davantage la visibilité de notre formation.

C’est cela l’essence même du pôle promotion : accroître la renommée de la Grande École du Droit. Et c’est bien à cette tâche que nous allons nous atteler.

Alessia Hien

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Ma première année à la Grande École du Droit fut rythmée par la découverte du droit, une matière aussi riche que complexe, mais aussi de la vie associative. Jusqu’alors novice, j’ai rapidement rejoint le Pôle Promotion dans l’optique de participer activement au rayonnement de cette formation aux indénombrables atouts.

Après m’être investie dans différentes missions tout au long de l’année, et tout particulièrement dans la Journée des Oraux 2019, c’est avec plaisir que je reprends cette année la direction du pôle aux côtés de Guillaume Bouland.

Nous avons à cœur que la Grande École du Droit soit connue tant par les étudiants que les professionnels, tant en France qu’à l’étranger. Pour se faire, le pôle œuvre par le biais de diverses missions, telles que la mise à jour des documentations variées de la formation (brochures, flyers), la présentation de la GED dans les lycées et salons étudiants, ou encore la Journée Portes Ouvertes de la faculté. Ainsi, le pôle organise la Journée des Oraux qui permet de sélectionner la nouvelle promotion et cible des élèves susceptibles d’intégrer la formation en passerelle.

 

Pôle Vie Étudiante : Jade Boudin

photo Jadou

« Le bon gedois jamais une bonne soirée ne refusera ». Je pourrais m’arrêter là mais au pôle VE, on ne s’arrête jamais.

Enchantée, Jade, chef du pôle vie étudiante.

Actuellement en 2e année à la Grande École du Droit, je veille à ce que notre école ne soit pas une simple formation mais un véritable lieu de vie. Cette année, comme toutes les années, le pôle vie étudiante évolue. Ainsi, nous ne gérons plus seulement la vie étudiante mais également l’ancien pôle intergénérationnel.

Vous l’aurez compris, ici c’est un peu le pôle couteau-suisse: des soirées aux cérémonies, on est partout. Notre motivation inébranlable n’a d’égal que la diversité de nos missions : week-end d’intégration, soirées, restaurants intergénérationnels, voyages de promotion, afters de cérémonie … Il y en a pour tous les goûts.

C’est cette même variété qui permet aux étudiants de réaliser des missions aussi passionnantes qu’inattendues : DJ, contact avec des professionnels de l’événementiel, organisation de voyages et bien d’autres.

D’ailleurs, le pôle se place cette année sous l’aune de l’innovation. Vos idées novatrices seront toujours accueillies à bras ouverts. Le pôle VE, c’est la possibilité de monter un nouveau projet de A à Z : pourquoi pas un voyage au ski ? un week-end de désintégration ? un voyage intersemestriel ? Nous nous ferons un malin plaisir d’accompagner les plus jeunes comme les plus vieux dans leurs projets délurés.

Parce qu’au pôle VE, quand on prend des responsabilités, le sourire des étudiants est assuré.

 

Pôle digital : Marine Bascop et Claude Fuhrer

 

Marine Bascop

photo Marine

En plus de tenir les comptes de l’AEGED, j’ai souhaité continuer de m’investir dans le pôle digital, toujours accompagnée de mon Canon à la main. Pour cette année, j’en occupe la tête aux côtés de mon collègue Claude Fuhrer. A deux, nous tenterons de faire rayonner la Grande École du Droit un maximum à travers ses différentes plateformes afin d’en assurer la renommée et la communication.

De mon côté, j’ai la charge de promouvoir les évènements organisées par la GED à travers ses réseaux, qu’ils soient professionnels comme LinkedIn ou plus chills comme Instagram. Notre objectif ? Montrer que la Grande École du Droit est plus que des cours, mais une véritable école propice à la professionnalisation et aux rencontres : Afterworks, visites de cabinets, voyages de promotion, etc.

Cette année, la GED a choisi d’instaurer une nouveauté : un système d’ « apprentis », afin de déléguer nos missions à des personnes de confiance ayant déjà eu la charge de missions. C’est donc avec Syrine Otmane et Vergine Calgan en tant qu’apprenties, mais aussi et surtout aux côtés des autres membres de notre pôle que nous souhaitons faire rayonner la GED.

Claude Fuhrer

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Je m’appelle Claude et je suis actuellement en 2e année à la GED. J’ai eu la chance de pouvoir rejoindre Marine à la tête du Pôle Digital durant cette année. Issu de la filière scientifique, j’avais d’abord pensé poursuivre mes études en écoles d’ingénieur. Ayant toujours été attiré par le numérique, j’essaye d’aider à la maintenance du site et à la production de visuels pour la communication de certains évènements de l’association.

Le Pôle digital m’a permis de m’impliquer de façon plaisante dans une multitude de missions GED ; de la production d’affiches à l’élaboration d’analyse des notes de la formation les missions y sont aussi variées qu’enrichissantes du point de vue des compétences travaillées. L’un des points forts de                                                                            ce pôle est donc avant tout la polyvalence.

Cette polyvalence est aussi synonyme d’initiative puisque chaque mission désormais récurrente provient d’une initiative passée. C’est cet esprit qui a façonné le succès de ce pôle, chacun est donc encouragé à apporter sa pierre à l’édifice en proposant des innovations qui pourraient bénéficier à l’association ou aux étudiants d’une façon ou d’une autre.

La réussite de la formation passe nécessairement par son rayonnement à travers les outils numériques de notre époque, d’où notre volonté de doter la GED d’un pôle digital aussi compétent que satisfaisant pour les élèves voulant s’y consacrer.

Grâce au duo formé avec Marine j’espère que nous parviendrons à transmettre la curiosité et les compétences nécessaire à l’essor de ce pôle dont les apports seront peut-être déterminant dans le monde professionnel de demain.

Visite du cabinet Freshfields

Ce lundi 2 mars fut une journée mémorable pour les étudiants de deuxième année de la Grande École du Droit. Ils ont eu l’opportunité de visiter les locaux du cabinet d’affaires Freshfields Bruckhaus Deringer où ils furent accueillis par Me Laéna Bouafy, Me Joaquim Traore et Me Aude Guyon.

Cette visite a eu lieu dans le cadre du cours de Gestion de Projet, dirigé par Lara Garrido, ancienne étudiante de la Grande École du Droit.

Freshfields Bruckhaus Deringer est un cabinet a renommée internationale qui couvre tous les domaines du droit des affaires. Si leur siège est situé à Londres, ils emploient plus de 2800 personnes dans le monde et le cabinet est composé à de 60% de collaboratrices.

article Rachel

Après la découverte des lieux, nos alumni ainsi que Me Aude Guyon nous ont présenté leurs parcours respectifs avant de répondre aux questions des étudiants de deuxième année. Ils se sont notamment interrogés sur la vie quotidienne d’un avocat, sur les compétences requises pour intégrer des grands cabinets ou encore sur la nécessité de réaliser un LLM.

Deux étudiants nous livrent leur ressenti sur cette visite :

« J’ai trouvé la visite chez Freshfields très enrichissante, tant sur le plan professionnel que sur le plan des études de droit.  En effet, les intervenants, que ce soit nos alumni, Joaquim Traoré et Laéna Bouafy, ou Aude Guyon, avocate, ont pu partager avec nous leurs expériences respectives quant à leur année de LL.M à l’étranger. En plus de m’avoir inspiré pour la suite de mon cursus et mon projet professionnel, cette visite a confirmé mon appétence pour le droit de la concurrence ! ». – Kamélia Zalegh

« D’un point de vue personnel, j’ai particulièrement apprécié la visite que nous avons pu effectuer au cabinet Freshfields. Être en contact direct avec des avocats nous a permis de les questionner sur les conséquences du métier, notamment sur la vie privée. Ils ont été clairs, à l’écoute et leurs propos étaient parfaitement adaptés à de jeunes étudiants tel que nous. » – Guillaume Bouland

Nous remercions grandement le cabinet Freshfields pour leur merveilleux accueil mais également Me Laéna Bouafy et Me Joaquim Traore pour leur investissement au sein de la Grande École du Droit en ce que sans eux, la visite n’aurait pas été possible.

 

Rachel ABDO

Retour sur l’expérience EY : Les théories de l’organisation

La promotion de deuxième année de la Grande École du Droit a eu l’honneur de participer à des cours de Théorie de l’organisation. Tout au long du mois de novembre, les étudiants ont suivi ces cours, dirigés par M. Frantz Toussaint dans les locaux d’EY France, au cœur de La Défense.

M. Toussaint est un professionnel maîtrisant pleinement les rouages des organisations. En effet, il a exercé les métiers de contrôleur de gestion, de pilote de processus et de consultant en organisation, avant de rejoindre les rangs d’EY en 2012. Il est aujourd’hui le Strategic Programs, Solution Activation & Sector Marketing Leader d’EY France.

Ces cours de douze heures donnèrent lieu à des échanges dynamiques entre les étudiants et leur professeur sur les différentes composantes d’une entreprise, ainsi que les liens entre ces dernières. Des thèmes, aussi variés que la hiérarchie dans l’entreprise, la création de CHO (Chief Happiness Officer) ou l’impact de l’évolution de la législation sur les entreprises, ont été abordés. Cet enseignement permit de comprendre le fonctionnement, les objectifs et les difficultés des entreprises. L’expérience de M. Toussaint, ainsi que son expertise, permit de rattacher chacune des notions théoriques à une problématique précédemment rencontrée dans les différentes entreprises dans lesquelles il a exercé.

Dans le cadre de ce cours, nous avons eu l’honneur de recevoir la visite de M. Eric Fourel, Président d’EY France. Ce dernier eut un parcours atypique, semé d’opportunités. En effet, rien ne le prédestinait à devenir avocat fiscaliste, puis président d’EY France. Il a volontiers répondu à l’ensemble des interrogations des étudiants et a notamment rappelé l’importance croissante du digital et, plus particulièrement, de l’intelligence artificielle dans le domaine des affaires et du droit.

Les étudiants ont préparé des présentations concernant différentes thèses de l’organisation. Allant de la théorie classique des organisations à l’approche processus, ces présentations furent le moyen de découvrir l’évolution des différentes théories et leurs applications concrètes dans les entreprises.

Ce travail en groupe fut l’occasion pour chacun de se documenter, d’exercer sa prise de parole en public et de réaliser des présentations numériques. Certains groupes ont eu des idées plus innovantes, telles que la mise en place d’un sondage en ligne auquel les étudiants, ainsi que leur professeur, ont pu répondre avec leurs smartphones.

Nous remercions chaleureusement M. Toussaint pour son investissement, ainsi que pour la qualité de son enseignement. Grâce à ce cours, nous pourrons appréhender avec davantage d’assurance l’entreprise, ainsi que les cours de Business Law ou de droit des sociétés.

 

Rayan IDER

Visite du Cabinet 28 Octobre

Ce lundi 25 novembre, les étudiants de deuxième année de la Grande Ecole du Droit ont eu l’opportunité de visiter les locaux du Cabinet 28 octobre. Ils furent accueillis chaleureusement par Me Benoit Pruvost, Me Smaranda Rugina Bercovici et Me Gwenaël Kerveillant, qui ont volontiers accepté de répondre à l’ensemble des interrogations des étudiants.

Le cabinet 28 Octobre est un cabinet aux spécialités diverses, tels que le droit pénal des affaires ou le contentieux civil. Encore jeunes avocats dans un grand cabinet américain, Me Pruvost et Me Koubbi ont fait le pari gagnant de fonder leur propre cabinet, provoquant le destin et gravissant les échelons vers le statut d’avocat associé.

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La visite a eu lieu dans le cadre du cours de Gestion de projet dirigé par Lara Garrido, alumni de la Grande Ecole du Droit. Les étudiants ont été accueillis dans les locaux au charme parisien de ce cabinet, aux portes des Champs Elysées. Après une présentation des parcours respectifs des professionnels, les étudiants ont eu réponse à toutes les questions qui les taraudaient, tant sur le fonctionnement interne d’un cabinet que sur les dilemmes quotidiens qui rythment la vie d’un avocat. Ce moment de partage fut bénéfique pour les étudiants, leur permettant de faire un premier pas dans le monde de l’avocature. Deux étudiants nous livrent leur ressenti sur cette visite :

« J’ai ressenti beaucoup d’admiration pour Me Pruvost dont le parcours est un bel exemple de réussite. Il m’a fait envisager un nouveau champ des possibles après un début de carrière dans une grande structure : celui de la fondation de son propre cabinet et de ses propres valeurs.

Je me suis sentie plus concernée par le parcours de Me Rugina Bercovici, qui m’a semblé à la fois atypique et courageux. Elle nous a également présenté ce que pouvait être la réalité d’une jeune femme avocate dans le monde du droit des affaires, me donnant envie de démocratiser la place de la femme dans ce milieu »

Marion PERINA

 

« J’ai fortement apprécié le discours de Me Pruvost concernant la création du cabinet qu’il ouvrît très jeune et qui est aujourd’hui une réussite. Attiré par l’entrepreneuriat, le parcours de cet avocat ayant fondé son cabinet, devenu un réel chef d’entreprise m’a captivé.

Les réponses apportées par Me Rugina Bercovici m’ont permis de prendre conscience de l’ensemble des difficultés rencontrées par les femmes dans le domaine du droit.

Les interventions de Me Kervaillant permirent d’illustrer la plus-value de la Grande Ecole du Droit une fois entré dans le monde professionnel. La réussite et l’épanouissement de cet alumni au sein de ce cabinet au quotidien a su prouver que les efforts fournis lors des études ne le sont en vain. »

Rayan IDER

 

Un grand merci au cabinet 28 Octobre pour leur accueil chaleureux et leur disponibilité, ainsi qu’à Me Gwenaël Kerveillant, alumni de la Grande Ecole du Droit, sans qui cette visite n’aurait pas été possible !

Alessia HIEN

Visite de BlockchainyourIP

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La Grande Ecole du Droit dans les locaux du cabinet d’avocat DDG

Le jeudi 21 mars dernier, les étudiants de deuxième année de la Grande Ecole du Droit ont eu l’opportunité de rencontrer le fondateur de la legal tech BlockchainyourIP dans les locaux du cabinet d’avocat DDG. Cette visite a été organisée dans le cadre de notre cours de gestion de projet dispensé par Lara Garrido par une équipe d’étudiants afin de nous professionnaliser. Cette rencontre a été possible grâce au concours de deux nos anciens étudiants, Mathieu Mestre et Adrien Aing.

Actuellement étudiante en deuxième année, je m’intéresse au domaine de l’IP/IT et en notamment aux droits “non protégés” tels que le droit d’auteur (copyright) et le secret des affaires. Dans ce cadre, cette visite a été particulièrement instructive pour moi.

Cette start-up a eu l’idée ingénieuse de mettre le principe de la blockchain normalement réservé au bitcoin au service du droit. C’est un domaine très technique dont il est difficile de comprendre tous les tenants et aboutissants. J’ai cependant trouvé intelligent de détourner cette technologie de son but premier afin d’offrir plus de protection à la propriété intellectuelle. En effet, si certains droits sont très bien protégés, notamment les brevets et les marques, il est bien plus difficile tant au niveau national qu’international de protéger le droit d’auteur et le secret des affaires. Cela permet également de protéger ces droits à différents stades de l’élaboration de la création et non pas simplement le résultat final. Cette solution constitue ainsi à mon sens une grande avancée dans le domaine de l’IP.

En outre, le secteur juridique d’une start-up legal tech ne se limite pas à l’IP. En effet, s’agissant d’une structure assez novatrice mélangeant un cabinet d’avocat “classique” et des ingénieurs, il se pose également des questions juridiques liées à la forme de cette entreprise.

Ainsi, cette visite et rencontre a été enrichissante et m’a confortée dans mon idée de projet professionnel de me diriger vers le domaine de l’IP/IT. Je tiens en conséquence à remercier le cabinet DDG, et notamment M. Fauchoux, le fondateur de Blockchain your IP William Fauchoux, Lara Garrido, nos Anciens Mathieu Mestre et Adrien Aing ainsi que l’ensemble de l’équipe organisatrice pour cette opportunité.

Agathe Ardisson (GED 2)

 

Ainsi, cette visite s’inscrit dans le cadre de notre cours de gestion de projet, enseigné par notre professeur Lara Garrido. Ce cours a pour but de nous professionnaliser en nous permettant d’organiser des visites de cabinet. L’équipe organisatrice de la visite BlockchainyourIP est la troisième équipe à réaliser ce projet, après le cabinet 28 Octobre Avocats et la direction juridique de Google. Nous avons donc pu observer le déroulement des précédentes visites afin d’éviter au maximum les erreurs passées, et en reprenant également les points positifs de chaque visite. Ce projet nous a également appris à nous organiser. En effet, l’organisation de la visite coïncidait avec notre période d’examens blancs. Le travail a été réparti et chacun devait exécuter ses tâches dans un délai imparti. L’organisation et la communication étaient les maitres mots. Ce projet a également été une belle occasion de travailler en équipe. Nous avons appris à bien rédiger des mails, à élaborer des stratégies digitales et de contacter des professionnels.

Nous tenons donc a remercier encore une fois notre professeur, Lara Garrido pour cette opportunité.

Valentine Labaume (GED 2)

VISITE DE LA DIRECTION JURIDIQUE DE GOOGLE

Le 12 février dernier, les étudiants de deuxième et troisième années ont eu l’occasion de visiter les locaux de Google France. Ainsi, l’équipe juridique nous a présenté les locaux dans lesquels ils ont la chance de travailler. Cette visite a été suivie par un échange sur le fonctionnement de la direction juridique dans une entreprise telle que Google. Les membres de l’équipe juridique et particulièrement Maria Gomri, la directrice juridique France, Moyen-Orient et Afrique du Nord, ont pu répondre aux questions de nos étudiants. Ces derniers ont ainsi pu en connaître davantage sur le métier de directeur juridique et sur l’environnement de l’entreprise. Cette discussion humaine et spontanée s’est poursuivie autour d’un buffet durant lequel nos étudiants ont pu échanger avec les différents membres de l’équipe afin de leur poser des questions et d’obtenir de précieux conseils.

Par ailleurs, cet échange avec Google a permis à quatre étudiants de troisième année de passer des entretiens dans le but d’obtenir un stage au sein de la direction juridique de Google ainsi que dans un grand cabinet de la place de Paris, Deprez Guignot Associés. Ainsi, l’une de nos étudiantes, Claire-Emeline Auduc, a décroché ce stage pour cet été. Ces stages dureront un mois chacun et lui permettront de découvrir les enjeux et les matières que la direction juridique de Google et le cabinet sont amenés à traiter.

Nous tenons donc à remercier, encore une fois, l’équipe juridique de Google France et particulièrement Mme Maria Gomri, sans qui cette rencontre n’aurait pas été possible.

Noémie Legrand (GED 2)

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La Grande Ecole du Droit dans les locaux de Google France

Cette visite s’inscrit également dans le cadre de l’un des cours dispensé par Lara Garrido au sein de notre diplôme : la gestion de projet. Ce travail nous a permis d’appliquer un schéma théorique qui nous avait été enseigné lors de ce cours.

La pratique d’un travail de groupe n’est cependant jamais la théorie pure que l’on apprend et c’est pour cela que ce projet a été très enrichissant. Dans ce genre de projet, il est important d’avoir un leader qui permet à chacun d’avoir une tâche définie et de poser des deadlines. Les membres de l’équipe doivent également être capables de se motiver les uns les autres mais aussi d’être suffisamment professionnels pour savoir quand demander aux autres de travailler correctement pour que le projet aboutisse. Par conséquent, la communication est une clé de la réussite.

Dans la pratique, on apprend également à gérer les crises. En effet, même un projet prévu à la minute près ne se déroule jamais comme prévu. Ainsi, il est nécessaire de développer une certaine réactivité et une spontanéité adaptée à la situation, chose que nous avons pu acquérir lors de cette visite. De plus, ce projet a permis à l’équipe organisatrice de se professionnaliser, à travers les interactions avec les professionnels et l’exposition concrète au monde de l’entreprise.

Nous tenons ainsi à remercier notre professeur, Lara Garrido, alumni de la Grande École du Droit, sans qui cette visite n’aurait pas été possible. Un grand merci également à l’équipe étudiante qui a eu l’opportunité d’organiser cette visite.

Agathe Ardisson (GED 2) et Manon Lagarde (GED 2)

 

 

LES TROIS DIMENSIONS DE L’ENSEIGNEMENT A LA GRANDE ECOLE DU DROIT : LA DIMENSION ECONOMIQUE (1/3)

Cette suite d’articles aura pour objet de présenter la richesse de notre formation dans trois dimensions auxquelles on ne pense pas intuitivement en rentrant en Licence de Droit : 

  • La dimension économique ;
  • La dimension juridique en Common Law ;
  • La dimension professionnalisante.

Pour ce premier article, nous nous attarderons alors sur la dimension économique de notre parcours. En effet, force est de constater que l’univers juridique des affaires est en forte évolution ces dernières années, notamment à travers les évolutions technologiques mais aussi économiques. C’est pourquoi le juriste doit, en plus de sa maîtrise du droit, élargir son champ de compétences, en particulier en matière de stratégie d’entreprise, qu’elle soit économique ou marketing. Cela doit lui permettre de pouvoir, d’une part, aider au mieux les entreprises qu’il conseille, d’autre part, innover dans le milieu juridique. 

Partant alors du constat que la formation du juriste à la faculté est quasi-exclusivement juridique, le diplôme universitaire  (D.U) « Études Juridiques Comparatives et Internationales », dit la Grande École du Droit, permet à ses étudiants de la compléter par des enseignements complémentaires, venant ainsi répondre à une demande de plus en plus exigeante des acteurs du marché du droit. Outre les matières juridiques étudiées, telles que le Droit continental ou le Common Law, nos étudiants vont donc, au fil de leur cursus, développer des compétences extra-juridiques nécessaires à un meilleur épanouissement au sein du monde du droit des affaires. 

Vous l’aurez compris : il s’agit ici de présenter les différents cours et activités qui permettent à nos étudiants de développer ces compétences. 

Nous distinguerons ainsi, d’une part, les matières incluses au sein de notre D.U et, d’autre part, les événements que notre association organise ou auxquels elle participe.

Tout d’abord, nous aborderons successivement les matières étudiées dans notre cursus au fil des ans.

  • En première année, nous avons la chance d’assister à un cours de Relations économiques internationales et droit international. Il permet d’explorer la dimension économique du droit international et les relations entre les différents acteurs de l’économie mondiale : les organisations internationales, les Etats et les entreprises multinationales, notamment dans les domaines des relations économiques internationales, du commerce et de l’organisation des espaces maritimes et spatiaux.
  • En deuxième année, le double diplôme nous donne l’opportunité de suivre un cours d’Économie et de management de l’entreprise. Ce séminaire est l’occasion de se familiariser avec les bases de l’économie et du management, du point de vue de l’entreprise. Nous avons également la chance d’être formés à l’analyse financière, qui est l’un des aspects incontournables de l’entreprise et qui trouve des échos dans beaucoup de matières juridiques et économiques, comme en Business Law. Il s’agit en la matière de comprendre les techniques d’analyse de l’état financier des entreprises et de leurs activités.
  • En troisième année, nous sommes amenés à suivre un cours pratique de Business development dispensé par Frantz Toussaint au sein de la société de conseil EY, à la Défense. Le Business development est un secteur d’activités de la direction commerciale d’une société. Il vise à cerner les demandes des acteurs économiques et à leur offrir des offres pertinentes. Cela nécessite la création et l’entretien d’un réseau professionnel solide. Ce cours nous permet alors de mieux connaître l’organisation du Business development et de développer des compétences en matière de création d’offres de produit juridique à destination des entreprises. Nous développons notre capacité à les mettre en valeur, à les vendre et à créer un réseau permettant à une offre de trouver sa demande.

Enfin, il sera question des activités de notre association. 

Grâce à elle, nos étudiants ont pu en particulier participer à une formation « Legal Tech Lawyer Academy » dispensée par la société Séraphin Legal. Celle-ci concerne les étudiants en droit souhaitant se former et s’adapter à l’écosystème numérique. Son contenu se répartit en différents modules et vise à : 

  • Identifier les différentes méthodologies de définition et de mise en œuvre d’une stratégie numérique ;
    • Etre en capacité d’intégrer les dernières innovations Legal tech dans une structure ;
    • Mettre en place une gouvernance des données ;
    • Etre en capacité de définir une politique de gestion des risques liés à la sécurité des systèmes d’information ;
    • Impulser une politique d’innovation collaborative au sein d’une structure ;
    • Etre en mesure de développer son propre projet Legal Tech.

(Vous pourrez trouver de manière plus détaillée le programme à l’adresse suivante : https://seraphin.legal/ltl-academy-edition1/).

Nous avons donc pu voir, à travers ces différents exemples, que la formation de la Grande École du Droit est enrichie par cette dimension économique. C’est d’ailleurs elle qui pousse certains de nos étudiants, d’abord, à étudier les relations de plus en plus privilégiées qu’entretiennent l’économie et le droit, que ce soit dans un LLM, en Master 2 à Assas ou encore en École de Commerce, notamment à l’Essec, ensuite, à revenir partager ce savoir avec les plus jeunes générations. Je pense ici à Lara Garrido, qui a organisé des visites pour nos étudiants au sein de diverses structures comme des cabinets d’avocat ou la direction juridique de Google. 

Mathieu Gruson & Noémie Legrand