Runassceaux 4.0 : Vaincre la mucoviscidose en donnant son souffle à ceux qui n’en n’ont plus

         C’est le 30 septembre dans le majestueux Parc de Sceaux, lors d’un beau jour d’autonome ensoleillé, qu’était organisé la session 2018 des Virades de l’Espoir : une course organisée dans l’objectif de lever des fonds afin de participer au combat contre la mucoviscidose.

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Depuis 1985, les Virades de l’Espoir ont réussi à récolter plus de 110 millions d’euros, à la fois investis dans la recherche, dans la rémunération des postes de soins ; mais également dans l’accompagnement des familles frappées par la mucoviscidose. Afin de récolter des fonds, les Virades s’emploient à réunir chaque année, pour la course qu’ils organisent, le plus de personnes possibles. Que vous soyez sportif ou non, jeune ou plus âgé, l’évènement est ouvert à tous et propose trois modalités de parcours différentes : une course (de 5 ou 10 kilomètres), un jogging (d’1, 5 ou 5 kilomètres), mais également une marche de 5 kilomètres. Vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas prendre part à la course, mais souhaitez quand même apporter votre soutien à la cause ? C’est tout à fait possible ! Vous pouvez vous inscrire en tant que bénévole, ou bien directement faire un don : tout le monde peut donc soutenir la noble cause que défendent les Virades de l’Espoir.

           
        3   Il existe dans la Grande École du Droit, et ce depuis 4 ans, l’équipe Runassceaux. Cette équipe s’occupe chaque année, non seulement, de rallier des étudiants de la GED, que ce soit pour la course ou le bénévolat ; mais elle organise aussi une collecte de fonds qu’elle reverse à l’association « Vaincre la Mucoviscidose ». L’équipe Runassceaux est, cette année, composée d’étudiants de deuxième année (sur la photo et de gauche à droite : Wafaa El Aryani, Guillaume Huan, Camille Quitana et Valentine Labaume). Ces 4 étudiants motivés ont repris le flambeau pour cette 4èmeannée d’existence de Runassceaux, et n’ont en aucun cas failli à leur mission. Ils reprennent ainsi les rênes de ce beau projet, initié à l’origine par Emma Laudinat, ancienne élève de la Grande École du Droit, désormais en Master 2 à l’Université Panthéon Sorbonne en Droit, économie et gestion de l’audiovisuel. Au moment de la création de Runassceaux, elle a été épaulée par trois autres camarades dont : Mai Le Van, actuellement en Master 2 à l’Université Paris Dauphine en Fiscalité de l’entreprise, Anne-Isabelle Legouy, désormais en M2 à l’Université Paris-Sud en Droit privé fondamental, ainsi que Mayeul Lelièvre maintenant en M2 à l’Université Panthéon-Assas en Droit et économie

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Runassceaux a, cette année encore, rempli brillamment sa mission en réussissant à mobiliser 390€, mais aussi, en mobilisant de nombreux élèves prêts à donner de leur personne. Que ce soit en étant bénévole, ou en participant à la course, les élèves ont su transmettre leur bonne humeur, leur goût du partage et de l’échange, toujours présent dans
cet évènement que sont les Virades de l’Espoir. Tandis que certains étudiants distribuaient les dossards, d’autres s’employaient à baliser le parcours, à aider au ravitaillement, à distribuer les médailles, ou tout simplement, à participer à la course. Les opportunités d’apporter son soutien à la cause étaient multiples ; et Runassceaux autant que les élèves de la GED, toujours plus motivés, n’ont pas manqués de s’enquérir de ces opportunités en aidant et soutenant, là où le besoin s’en faisait ressentir.

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            Nous remercions particulièrement toute l’équipe Runassceaux pour son excellente organisation et sa capacité à soutenir aussi ardemment une cause ! Des remerciements aussi, à tous les coureurs, marcheurs et bénévoles ayant donnés de leur temps, de leur personne et de leur souffle ; et à ceux qui n’en avait plus !

Jeanne Tabey

 

« Le LLM : Le début d’une aventure à toute épreuve »

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A l’âge de quatre ans, j’ai débarqué dans une petite ville d’Allemagne du Nord, dénommée Fockbek, ville de moins de 10 000 habitants. Vous pouvez facilement imaginer le dépaysement pour une enfant de quatre ans qui ne parlait pas un seul mot d’allemand. Mon adaptation à cette nouvelle culture se fit lentement mais sûrement. Au bout de quelques mois, je maitrisais déjà convenablement cette magnifique langue qu’est l’allemand (un niveau maternel, ne l’oublions pas). Et déjà, lorsque mes grands-parents venaient nous rendre visite et qu’ils m’emmenaient à la danse avec mes amies allemandes, ils avaient du mal à distinguer laquelle d’entre nous était la petite française du groupe.

J’ai ainsi passé trois années à découvrir cette culture, m’épanouir et grandir avec elle. Lorsque nous dûmes rentrer en France, la déception fut grande. Malgré mon jeune âge, je savais que je venais de vivre une expérience inédite, une de celle que peu d’entre nous ont la chance de vivre lorsqu’ils sont enfants. À mon plus grand désespoir (que je réalisais bien évidemment plus tardivement) mes parents ne m’inscrivirent pas dans une de ces écoles internationales où j’aurais pu continuer à pratiquer l’allemand. Je fis donc une scolarité que l’on pourrait qualifier de « normale » comme beaucoup d’enfants, à l’exception de mes cours hebdomadaires du samedi matin, pris avec une Allemande habitant une petite bourgade près de chez nous. J’apprenais alors à développer mon vocabulaire et ma compréhension de manière ludique : jeux de société, cours de cuisine…

Arrivée au collège, j’ai eu la possibilité d’opter pour une deuxième langue vivante dès la 6ème, je choisis bien évidemment l’allemand. Je passais ainsi mes quatre années de collège et mes trois années de lycée à la pratiquer, prenant part à chaque fois aux échanges scolaires proposés. Plus je m’y rendais, plus j’avais envie d’y retourner. Les semaines passées là-bas me faisaient systématiquement redécouvrir mon amour pour ce beau pays et sa langue, pourtant loin d’être chantante pour certains… Berlin, Brême, Cologne ou encore Constance me donnaient toujours plus envie de rester.

Alors, lorsqu’en terminale il a fallu que je choisisse « ma voie », j’ai longtemps hésité à garder l’allemand comme partie intégrante de mes études. Finalement je suis arrivée à la GED où seul l’anglais est pratiqué. Un peu déçue mais sûre que cette formation allait m’apporter beaucoup plus que ce à quoi je ne m’attendais, je ne désespérais pas. En effet, pouvant partir à l’étranger pour notre quatrième année, mon choix n’a pas été long : c’était en Allemagne que j’allais partir, persuadée que cela ne pourrait être qu’un plus tant au niveau personnel que professionnel. Où ? Aucune idée. Faire quoi ? Je ne le savais absolument pas. Ce n’est qu’après une multitude de recherches, que l’été dernier, alors qu’il fallait se décider sur les potentielles destinations qui nous faisaient envie que j’ai trouvé « LE » LL.M. celui où, je le savais, j’allais pouvoir à nouveau m’épanouir comme dans mes plus jeunes années.

Ce LL.M. n’est autre que le LL.M. Finance proposé par l’Institute for Law and Finance, rattaché à la Goethe-Universität de Francfort. Certes, d’autres LL.M paraissaient intéressants, mais celui-là pouvait m’offrir et m’apporter bien plus que tous les autres. Non seulement les cours sont répartis équitablement entre des matières purement juridiques telles que le droit européen et international des contrats d’assurance et la loi des banques centrales et commerciales et des matières davantage économiques telles que de la comptabilité ou encore les principes économiques fondamentaux, mais ce LL.M. offre également un stage de deux mois (intégré dans l’année). Ce stage peut être effectué dans les sièges sociaux des entreprises environnantes et ainsi que dans des institutions de renom telles que la Banque centrale européenne (BCE), la Banque fédérale allemande (Deutsche Bundesbank) … Francfort étant la quatrième place financière d’Europe, rien d’étonnant à cela.

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Banque Centrale Européenne de Francfort

Comme il vous a été donné de le lire, le choix du LL.M. ne fut donc pas d’une grande difficulté pour moi. Il ne restait donc plus qu’à postuler et à être acceptée ! Etant à la GED, facile me direz-vous, et bien c’est ici que craintes et les angoisses commencèrent et durèrent quelques mois… Nous pouvons appeler cela la période des quatre phases.

Ma première angoisse : le personnal statement (PS). A écrire le plus tôt possible, c’est-à-dire avant l’été de la troisième année. Ce petit écrit de maximum 2 pages a de quoi vous faire vous questionner : quelles sont mes réelles motivations ? Ai-je la capacité de convaincre quelqu’un en aussi peu de lignes de mon envie sincère d’étudier dans cette université ? Et si les autres savaient mieux la retranscrire que moi ? Un conseil : mettez-y du cœur, le vôtre. C’est pourquoi, cela ne sert strictement à rien de choisir un LL.M car il vous a été demandé d’en choisir un. Si vos motivations ne sont pas suffisantes, cela se ressentira de suite dans votre PS. Par ailleurs, si vous n’êtes pas réellement motivé, vous mettrez plus de temps à l’écrire, alors que les deadlines sont très proches. Donc pour résumer : soyez motivés, écrivez votre PS avant l’été et surtout choisissez un LL.M qui vous inspire, où vous sentez que vous pourrez vous épanouir.

Ma deuxième angoisse ou plutôt devrai-je dire la phase la plus obsessionnelle : la composition du dossier. Réunir des documents, rien de plus simple me direz-vous ? Attendez d’y être et de le vivre… Entre les lettres de recommandation de vos professeurs et maîtres de stage ainsi que la traduction de vos bulletins de fac, mais pour ma part aussi ceux de mon baccalauréat, il n’y a pas un seul jour où vous ne pensez pas à votre LL.M. Heureusement, tout finit par s’arranger, vous recevez les documents dont vous avez besoin à temps et ils sont prêts à l’envoi.

Cette troisième phase est angoissante mais courte : l’envoi et la réception du dossier. L’ont-ils bien reçu ? N’ai-je oublié aucun document ? L’ai-je envoyé à temps (pour les plus flemmards d’entre nous qui s’occupent de tout à la dernière minute) ? Bref, autant de questions qui disparaissent en un quart de seconde lorsque l’on reçoit le petit mail de confirmation de réception du dossier.

Commence alors la quatrième phase, celle de l’attente. La plus longue, la pire, celle où l’on remet tout en cause, ses notes, ses stages, son investissement dans la GED, bref celle qu’on ne voudrait jamais avoir à vivre. Pour certains d’entre nous, elle est plus longue que pour d’autres (1)… Pour ma part, elle a été d’une durée raisonnable, si raisonnable que mon mail d’admission m’a surprise un beau matin vers 11h alors que je commençais tout juste à regarder tranquillement le dernier Star Wars… Comme vous pouvez l’imaginer, j’ai sauté de joie, les larmes me sont montées aux yeux. J’étais si contente, l’un de mes rêves se réalisait. J’allais partir étudier en Allemagne pendant un an, dans un des meilleurs LL.M. en droit financier. Ma première réaction ? Appeler mes parents et mes grands-parents pour leur annoncer la bonne nouvelle, ensuite vinrent les appels à mes amis et l’annonce en direct à notre ex-présidente bien aimée ou aussi celle que je considère comme l’une de mes amies les plus proches.

Après cette journée baignée dans la joie et la bonne humeur, j’ai donc envoyé ma réponse d’acceptation et c’est ici que l’aventure commence ! Il est vrai qu’à l’heure actuelle je prends mon temps pour organiser mon arrivée à Francfort, ma rentrée n’étant que début Octobre. Les choses avancent lentement, mais sûrement. Même si je suis plus qu’impatiente d’y être, je profite au maximum de mes amis et de ma famille avant de partir. Dans quelques mois je parlerai allemand et anglais tous les jours, dans quelques mois je déambulerai dans les rues de Francfort en me disant que je l’ai fait, dans quelques mois je sais que je vivrai l’une des expériences les plus inoubliables de toute ma vie.

(1) Allez demander à Mélody André si autant de temps d’attente était justifié…

Camille COLLOS

Un étudiant entrepreneur

Les juristes, particulièrement au sein de notre formation, s’intéressent de plus en plus à l’entreprenariat : Il y a quelques jours, un challenge d’innovation entrepreneuriale et juridique se tenait à notre faculté. Sur les 6 équipes participantes, 2 étaient composées en majorité par des élèves de la Grande École du Droit.

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L’équipe gagnante du challenge Law Ideation avec Benjamin Rathelot à gauche

L’exhaustivité de notre formation et la forte mobilisation associative peuvent dans un premier temps sembler incompatibles avec la conduite d’un projet de ce type. Pourtant, c’est au sein de nos différents enseignements que j’ai puisé les fondamentaux nécessaires à la création de ma start-up.

Je m’appelle Benjamin Rathelot et je suis en deuxième année à la Grande École du Droit. Séduit par la perspective de pouvoir effectuer un cursus combinant droit français et ouverture internationale, j’ai choisi la GED tout en conservant sur mon temps libre mes activités de développement informatique. Lors de ma première année, la directrice de notre formation, Madame le Professeur Magnier, a partagé une annonce pour un stage dans une legaltech en pleine effervescence à Paris. Ayant postulé, j’ai été rappelé par le fondateur qui était intéressé par mon choix de faire et du droit, et de l’informatique : celui-ci m’a alors présenté son projet et sa vision sur l’influence que l’informatique pourrait avoir dans le domaine juridique dans les années à venir. Il est vrai qu’à cette époque, mes connaissances en droit étaient assez limitées et ce n’est que progressivement que j’ai saisi l’ampleur de ses propos.

Celui-ci m’a redirigé vers une formation innovante : Lion, par The Family, qui forme de jeunes étudiants ou entrepreneurs à travailler au sein de start-ups. Ayant candidaté, j’ai été admis en janvier 2017. Ce fut un moment intense car la formation avait lieu pendant 3 mois tous les samedis, et cela ne me laissait que le dimanche pour faire l’ensemble de mes TD et autres révisions. J’y ai néanmoins beaucoup appris, rencontré de nombreux intervenants et cela m’a réellement donné envie de me lancer.

Au terme de la formation, j’ai ainsi commencé à travailler avec mon frère sur une application mobile de services, notify.pm, dont le but est de permettre à des novices en informatique ou à des structures ayant un budget restreint de pouvoir envoyer des notifications sur les téléphones de leurs membres. L’objectif était alors de créer un mode de communication unilatéral plus moderne et plus adapté que les newsletters ou les SMS. L’idée étant née, j’ai passé quelques nuits blanches à travailler dessus : le second semestre de la première année étant globalement moins chargé, l’impact sur mon travail n’a pas été trop conséquent.

Du fait de nombreuses démarches administratives et de vacances presque méritées, le projet a connu un développement modéré jusqu’à la rentrée de deuxième année, où j’ai vu une réelle cohérence entre ce que j’apprenais au sein de la Grande École du Droit et l’aventure que je menais en dehors. Nous avons eu en effet assez tôt des cours d’analyse financière qui comprenaient une énorme part de comptabilité. C’est assez honteux mais je reconnais aujourd’hui qu’avant le premier cours, les comptes de mon entreprise se limitaient à une idée vague de nos dépenses et à une certitude quant à l’absence de profits. Ce cours, particulièrement intéressant car très pratique m’a non seulement appris les enjeux de la comptabilité pour le gérant d’une entreprise, mais m’a aussi appris de manière pratique à classer les transactions. J’y ai pris goût et cela a été très bénéfique pour mon activité.

De même, notre structure étant basée à Londres, j’ai été très aise de constater que nous allions avoir des cours de Contract Law : ceux-ci se sont révélés très utiles pour comprendre le droit des contrats anglais qui diffère en quelques points du nôtre, et j’ai compris de nombreux aspects de procédure auxquels, encore une fois, je n’avais pas pensé auparavant… Il me faut enfin mentionner les cours de Business Law qui, enrichissants en termes de vocabulaire, l’ont été pour ce qui est de la compréhension du monde des affaires d’un point de vue juridique. Dès le premier semestre, l’ensemble de ces cours m’a permis de développer mon activité.

Pour autant, il est de renom international que le premier semestre de la deuxième année est particulièrement difficile et j’ai dû faire preuve d’une organisation essentiellement basée sur des nuits blanches et une dose immodérée de café ou de boissons énergisantes. Notre produit était finalisé autour de décembre. Ce fut quelques jours avant les partiels que j’ai eu le loisir de le lancer. Au programme, des campagnes de marketing, la récolte du feedback de certains utilisateurs et la création, voire la reprogrammation de certaines fonctionnalités pour les adapter à la demande. C’est un travail quasi quotidien que je mène encore aujourd’hui pour parvenir à un produit en adéquation avec son marché.

Le résultat est encore incertain et nous tâtonnons beaucoup mais cela m’a confronté à l’aspect le plus difficile quant à la création d’une entreprise en parallèle de mes études : la gestion du temps.

La réussite de mes quelques années à la Grande École du Droit demeure une priorité et je ne fais pas de concessions dessus, mais j’ai eu aussi la chance de bénéficier de l’indulgence de mes camarades lorsqu’il me manquait certains contenus. Lors de ma formation sur les start-up, une directive qui revenait souvent était le « give back », concept selon lequel il faut être solidaire et savoir redonner ce que l’on a reçu. J’ai l’intime sentiment que c’est quelque chose de très fort au sein de notre formation : la solidarité, la transmission, l’esprit de corps. Ayant repris les fonctions digitales de la formation en janvier avec Ghislena Ly, ce sont ces valeurs que nous souhaitons perpétrer à notre échelle.

L’entreprenariat est certainement l’aventure de toutes les erreurs : j’en fais chaque jour, je les constate le lendemain et c’est ainsi que j’apprends. Mais je peux aussi affirmer avec certitude que parmi la bibliothèque nationale de mes bévues, de nombreux ouvrages sont absents et ce grâce à la Grande École du Droit : j’y apprends quotidiennement des éléments qui s’insèrent dans d’autres de mes projets de vie, et c’est un apport indéniable.

Benjamin Rathelot (GED2)

Mon parcours Lysias

Lysias : une grande aventure, incontestablement.


Marine Guibert


Je m’appelle Marine Guibert, et ayant été désignée lauréate du concours Lysias Sceaux en plaidoirie civile lors de la finale, le 15 mars 2018, j’aimerais revenir en quelques lignes sur ce parcours enrichissant.

Quand on entend parler du concours Lysias au début de l’année, cela paraît pour tout vous dire très abstrait. On se dit qu’on participera sûrement parce que tout le monde répète que cela apporte beaucoup, surtout en matière d’aisance à l’oral même si l’on ne fait qu’un tour. Plusieurs GED1 peuvent aujourd’hui en attester.

Mais quand les inscriptions au concours ouvrent vraiment, fin janvier, le doute s’installe : est-ce que l’on va réussir à cumuler cette charge de travail avec les TD qui reprennent et les galops d’essai qui approchent ? Est-ce que l’on va vraiment pouvoir prendre la parole devant des jurés, des spectateurs, des amis ?

Ce doute, je l’ai évidemment eu. Mais le plus dur est de se lancer, et ce ne sont pas des paroles en l’air comme je l’ai pensé. Parce qu’une fois qu’on a réussi à le faire, le reste est tellement plus stimulant et passionnant, qu’anxiogène !

Je mentirais si je disais que le stress n’était pas au rendez-vous à l’étape des qualifications. Celui de la peur d’être ridicule, pour moi comme pour beaucoup. Mais l’envie de montrer son travail et surtout de plaider, même fictivement, était encore plus forte et après avoir plaidé devant un jury pour la première fois, j’ai compris à quel point j’aimais ça. Mais, et c’est difficile de l’être au début, je n’étais pas contente de moi. Alors évidemment, quand j’ai entendu mon nom pour les qualifications en quarts de finale, je n’y croyais pas : l’aventure continuait ! Pour moi, comme pour d’ailleurs six autres étudiants de première année à la Grande Ecole du Droit. Comme nous étions fiers !

Mais c’est après l’étape des quarts de finale que ma volonté a connu un revirement : elle est passée de celle de ne pas paraître ridicule et de bien faire, à celle d’aller le plus loin possible et de gagner. Parce que Lysias, ce n’est pas seulement écrire une plaidoirie et la réciter devant des jurés. C’est y penser tous les jours. C’est faire, sans cesse des modifications à son texte, c’est répéter, répéter, re-répéter jusqu’à faire disparaître au maximum son insatisfaction. C’est défendre son client fictif, sa cause, ses intérêts. C’est prendre du plaisir, de la confiance en soi.

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4 demi-finalistes : 4 étudiants de la Grande école du Droit. 4 amis et donc au fond finalement, l’envie qu’aucun ne perde, celle de pouvoir encore continuer ensemble. Mais une étape qui, en réalité et encore plus que les deux précédentes, pouvait être pour chacun de nous la dernière. C’est ça qui a rendu, pour ma part, cette demi-finale incroyable : je me suis surpassée afin de partir, si je le devais, sans rien regretter. Et finalement, après les délibérations, c’est mon nom qui a été appelé. Pour participer à cette finale tant espérée, accroissant encore davantage cette envie de gagner seulement pour ne pas laisser, pas encore, le concours s’arrêter.

La finale a été un moment inoubliable. La grande salle de l’ancienne mairie de Sceaux tranchait avec celles où ont eu lieu les tours précédents bien sûr, mais elle était surtout remplie de proches, d’amis des six finalistes (deux par année). Remplie aussi sur son estrade d’un jury d’exception : le grand Stéphane André, Maître Mirabeau, Maître Sorrentino, Maître Christin, le Vice-Président de l’université Paris-Sud M. Dole, la première adjointe de la ville de Sceaux Mme Brault. Tous venus avec de précieux conseils que je ne compte pas oublier. Mon contradicteur a été très fort, et j’ai su par la suite que la délibération pour nous avait été longue et compliquée. Mais me voilà aujourd’hui à écrire cet article pour la même raison pour laquelle, ce jeudi 15 mars, j’ai pu tenir ce petit trophée dans mes mains : c’est moi que le jury a désigné lauréate.

Ce concours m’a fait gagner énormément d’aisance à l’oral c’est évident, mais également un peu de confiance en moi, des connaissances juridiques, des rencontres avec des jurés très accessibles avec qui j’ai pu beaucoup parler, et même avec des étudiants et les candidats, tous incroyables. Cette expérience m’a aussi fait découvrir une passion dont je n’avais aucune idée. J’ai toujours adoré écrire, et j’ai toujours aimé parler en public. Mais ça ne veut pas dire que le faire ne me rendait pas vraiment anxieuse, parce que c’était le cas. J’utilise ici le passé et je ne remercierai jamais assez Lysias pour ça.

Même si je me dirige alors aujourd’hui vers le concours national avec l’envie de continuer le plus longtemps possible, cette victoire m’aura déjà énormément apporté. Au point ailleurs de dire que Lysias a su me donner, sans aucun doute, plusieurs des meilleurs moments de mon année.

Alors pour finir, je voudrais dire à tous les futurs étudiants, de la Grande école du droit ou non, et également à ceux qui hésitent encore mais qui en auraient toujours l’occasion : vous n’avez rien à perdre et tellement à gagner ! En 2019, tentez !

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs du jury, ainsi que tous ceux qui ont pu me soutenir, m’aider, m’affronter, pour m’avoir forcé à me hisser toujours plus haut, tous mes adversaires, camarades, amis : merci.


Estelle Soulas


Je m’appelle Estelle Soulas. Ayant participé au concours Lysias, permettez-moi de vous conter cette épopée. Fin janvier, alors que les partiels du premier semestre venaient tout juste de prendre fin, voilà que les inscriptions du concours Lysias arrivaient. LE fameux concours dont les anciens nous ont tant fait la promotion. Pour ma part, je souhaitais vivement participer au concours depuis que j’en avais entendu parler au début d’année.

Cependant, une fois les inscriptions venues, je me posais un tas de questions. Je me croyais alors incapable d’écrire un texte cohérent, convaincant et éloquent. Mais, finalement, je me décide à déposer mon inscription.

Puis l’aventure commence. Griffonnant quelques idées sur du papier, écoutant de la musique dans l’espoir de trouver de l’inspiration, je me lance dans la rédaction de ma plaidoirie. J’écris puis je lis une première fois dans ma tête, une seconde à voix haute, puis je réalise que certaines phrases ne sont pas mélodieuses. Alors je reprends, je recommence le processus jusqu’à être satisfaite de mon texte. Une fois ma plaidoirie imprimée, je récite celle-ci, j’essaie de donner de la théâtralité puis une certaine intonation dans ma voix. Je travaille tous les soirs mon texte afin de me l’approprier et de faire quelques modifications. Croyez-le ou non, dans mon petit appartement de la Rue Houdan, ça résonne. Depuis, mes voisins me détestent pour avoir répété en boucle ma plaidoirie à onze heures du soir.

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Enfin vient le jour-j. Le stress monte, la journée nous semble longue. Onze de mes camarades de GED1 s’étaient également lancés dans cette aventure. Pendant la pause, je lisais le texte de quelques camarades, on répétait devant des petits groupes de personnes, et certains se lançaient même dans des pronostics et autres paris. Nous étions pour la plupart assez stressés mais impatients à l’idée de plaider. Les duels commencent, j’attends alors mon tour. La pression est à son comble. Je passe et je donne le maximum de moi-même, et surtout, je me réjouis de plaider devant le jury (qui était particulièrement bienveillant lors de ce premier tour). Mon nom est alors prononcé : je suis qualifiée pour les quarts de finale. Toutefois, l’aventure s’est arrêtée là. Mais, mes camarades ont brillamment représenté la GED et ce, jusqu’en finale !

J’ai passé un moment agréable que je n’oublierais pas. En plus d’avoir pris davantage confiance en moi, j’ai réalisé que plaider était une passion : tant dans l’étape de rédaction que dans l’étape orale. Il s’agit de trouver un équilibre entre la plume et le jeu d’acteur. Le concours Lysias est indéniablement une expérience incroyable : il faut alors saisir tous les éléments qu’il a à nous offrir. Sans aucun doute, je tenterai à nouveau ma chance en 2019.

L’Afterwork sur la Compliance

Mais la Compliance qu’est-ce que c’est ?

A l’origine relativement concentrée dans des domaines spécifiques et régulés, tels que le domaine financier, la life science ou encore les assurances, la compliance a vu son champ d’application s’élargir à tous les domaines d’activités. Cette évolution est notamment due aux réformes législatives en la matière, que sont essentiellement la loi Sapin II (2016) et la loi sur le devoir de vigilance (2017) venues contraindre les sociétés françaises à se doter de programme visant à les responsabiliser et à les rendre plus respectueuses des normes nationales et internationales en ce qui concerne les droits de l’Homme, la lutte anti-corruption, la responsabilité sociale et environnementale (RSE), la protection des données personnelles, la santé et la sécurité.

La compliance c’est donc la mise en place de mesures préventives et de processus permettant d’assurer le respect des normes applicables, des valeurs et de l’éthique par l’ensemble des salariés et dirigeants d’une entreprise. 

Aujourd’hui, elle représente un véritable enjeu politico-économique pour les entreprises dans la mesure où leur compétitivité en dépend : en effet, la non-conformité menace l’équilibre économique de l’entreprise mais également son image, susceptible d‘engager sa responsabilité juridique !

La compliance est ainsi une pratique juridique, mais également managériale de gestion du risque dans un objectif de respect des normes nationales et internationales dans les matières suscitées.

Retour sur le propos de la conférence : la Compliance

La conférence et les échanges avec les intervenants lors du cocktail ont permis à notre équipe ainsi qu’au public de mieux appréhender les enjeux nouveaux en matière de compliance dans le monde du business et des relations commerciales.

Dans une économie contemporaine de plus en plus mondialisée, la compliance a su se faire une place et modifier les équilibres. Si les réglementations en matière de conformité et d’éthique française ont vu le jour il y a quelques années, il faut reconnaitre que ce mouvement de responsabilisation et de mise en conformité connait un « boom » relativement important depuis 2016 sous l’influence du FCPA Américain[1] et du UK Bribery Act Britannique[2]. 

A cela s’ajoute bien évidemment la convention OCDE [3] applicable en France et renforcée aujourd’hui par la Loi Sapin II (2016) [4], le devoir de vigilance (2017) [5] et bientôt en matière de protection des données personnelles le RGPD (2018) [6].


[1] Foreign Corrupt Practices Act : loi fédérale américaine de 1977, elle est la loi anti-corruption la plus appliquée. Premier acte entré en vigueur et visant à la répréhension des infractions de corruption, elle présente un pouvoir de sanction important puisque extraterritorial (i.e. qu’il s’applique au-delà des frontières américaines). Une exception cependant : le paiement de facilitation.
[2] UK Bribery Act : loi entrée en vigueur en 2010 traitant également de l’anti-corruption au Royaume-Uni. Elle concerne notamment les agents publics ainsi que les entreprises. La différence avec le FCPA tient au fait que le UK Bribery Act ne distingue pas entre les « niveaux » de pots-de-vin (les paiements de facilitation sont donc interdits).
[3] Convention OCDE : adoptée en 1997, elle porte sur la lutte anti-corruption des agents publics étrangers en matière de transactions commerciales internationales. Il faut noter qu’à l’inverse du FCPA, la convention ne traite pas de la corruption privée (i.e. entreprise-entreprise).
[4] Loi Sapin II : loi française de lutte contre la corruption et la modernisation économique adoptée en décembre 2016 et entrée en vigueur en juin 2017. Elle pose l’obligation pour les entreprises de mettre en place un programme anticorruption pour identifier et atténuer les risques de corruption et sanctionne ainsi le trafic d’influence. L’un des points majeurs de cette loi est son extraterritorialité.
[5] Loi sur le devoir de vigilance : promulgué le 27 mars 2017, ce texte concerne la politique RSE des entreprises (responsabilité sociétale et environnementale). Cette l’obligation, pour les sociétés par actions employant, en leur sein ou dans leurs filiales, au moins 5 000 salariés en France ou au moins 10 000 salariés dans le monde, d’établir un plan de vigilance, de le mettre en œuvre et de le publier. Il s’agit notamment de mesures concernant la protection des droits humains et des libertés fondamentales, de la santé et de la sécurité des personnes, ainsi que de l’environnement ».
[5] RGPD : règlement européen sur la protection des données personnelles, qui entrera en vigueur en mai 2018. Il vise à renforcer les droits des personnes, responsabiliser les acteurs traitant des données, et crédibiliser la régulation (transparence).


L’importance des réglementations en matière de compliance (anti-corruption, etc) apparaît être une contrainte pour les entreprises, lesquelles doivent mettre en place des systèmes de protection (ex : protection des lanceurs d’alertes) et des mécanismes de ‘due diligence’ toujours plus importants, nécessitant une mobilisation de fonds conséquente pour les opérationnels pouvant s’évaluer en milliers d’euros. Ces obligations sont mal perçues par certains qui perçoivent le devoir de due diligence pèse sur les entreprises elles-mêmes. Chaque contractant doit s’assurer que les normes exigées sont bien connues et respectées par son co-contractant, le cocontractant de son cocontractant etc, mais aussi par ses clients et FRS. C’est pourquoi la protection contractuelle est un minimum et les clauses anti-corruption font aujourd’hui corps avec leurs supports puisqu’elles deviennent quasi-systématiques, permettant d’assurer la sécurité juridique en cas de contentieux. Malheureusement ces clauses (d’anti-corruption, d’anti-fraude, etc) peuvent parfois utilisées de manière abusive, entraînant des engagements trop lourds pour certaines entreprises, jusqu’à inverser les rapports de forces. On comprend donc l’importante place de ces systèmes dans les négociations.

Cette charge est relativement lourde pour les entreprises et poussée à son paroxysme, elle semble démontrer une aspiration du gouvernement à se dédouaner de cette responsabilité. Les entreprises partagent un sentiment d’abandon par l’économie du gouvernement par l’impression (plus ou moins discutable) que l’entière responsabilité leur est laissée.

La conférence nous a également permis d’échanger sur le rôle des lanceurs d’alertes (ou Whistleblowings) et notamment de porter un second regard sur ce sujet qui fait déjà l’objet d’une étude par les membres de notre équipe organisatrice dans le cadre de l’option éthique des affaires dispensée au sein de la Clinique Juridique de Paris-Saclay[7]. En effet, si les lanceurs d’alertes sont aujourd’hui protégés par la Loi Sapin II, cette protection peut être notamment comparée à celle en vigueur aux Etats Unis : les Whistleblowings peuvent y être rémunérés par la FCC[8]. Néanmoins, la divulgation d’informations signe en général le commencement de difficultés. En France, l’anonymat reste pour le moment la tendance et la meilleure protection.

Loin d’être un ensemble de règles exclusivement contraignantes, les programmes de conformité sont aussi un atout dans les relations commerciales puisqu’ils permettent la prise d’un avantage concurrentiel (à condition évidemment d’être pragmatiques et cohérents). En effet, la mise en conformité est un point stratégique. N’oublions pas que l’image que renvoient ces entreprises est extrêmement importante, que ce soit pour les potentiels futurs cocontractants, les actionnaires ou encore les analystes financiers. Le respect de ces nouvelles normes est donc devenu indispensable et incontournable. Leur non-respect entraîne le risque de s’exposer à un contrôle par des organismes extérieurs et à des sanctions en tout genre (à titre d’exemple récent et cité lors d’un échange pendant la soirée, le cas de Frédéric Pierucci, ancien dirigeant d’Alstom, condamné à une peine d’emprisonnement par la justice américaine pour avoir enfreint le FCPA pour corruption de responsables indonésiens).

La mise en conformité est donc aujourd’hui essentielle pour se protéger face aux sanctions de la DOJ[9], de la SEC[10], de l’OFAC[11] ou encore de la SFO[12] qui ont, ne l’oublions pas, un droit de sanction extraterritorial extrêmement important.

Les autorités américaines ont pendant longtemps joué le rôle de gendarme en la matière, toutes échelles confondues, et, malgré l’instauration de l’Agence Française Anticorruption (AFA) à la suite de la loi Sapin II, celle-ci n’a pour le moment un pouvoir coercitif aussi important. Si les réglementations et législations de protection et de mise en conformité sont de plus en plus nombreuses, les pouvoirs coercitifs des agences qui en découlent ne sont aujourd’hui que trop faibles.


[7] Pour plus d’information sur la clinique juridique de Paris-Saclay : https://cliniquejuridique-paris-saclay.fr/
[8] FCC : Federal Communication Commission. Agence américaine indépendante dont l’une des missions est la rémunération des lanceurs d’alertes.
[9] Doj : Department of Justice (US)
[10] Security and Exchange Commission : commission en charge de la régulation des marchés financiers aux États-Unis et de la protection des investisseurs. La SEC est également chargée du contrôle des OPA (offres publiques d’achat).
[11] Office of Foreign Assets Control : bureau du contrôle des avoirs étrangers du Département du Trésor des États-Unis, en charge des sanctions économiques et commerciales basées sur la politique étrangère et les objectifs de sécurité nationale.
[12] Serious Fraud Office : Agence du gouvernement du Royaume-Uni, responsable des enquêtes liées aux fraudes graves ou complexes, et la corruption, mettant en jeu des sommes supérieures à un million de livres sterling ou lorsque plusieurs juridictions nationales sont impliquées.


Très peu connue du jeune public, la Compliance connait un boom dans les esprits aujourd’hui et les réglementations apparaissent en même temps. Comme dit précédemment, la Loi Sapin II, devoir de vigilance ou encore RGPD, n’ont été inaugurés qu’à quelques mois ou années d’intervalle seulement (2016-2018). De ce fait, les rôles sont souvent tenus par les mêmes organisations, démontrant l’importance d’en organiser les fonctions. Ceci explique la naissance des Compliance Officers : fonction notamment présente au sein des grands groupes, son essor est inévitable en ce qu’elle représente un rôle clé dans l’entreprise. Le compliance officer a la charge de l’anticipation des risques ainsi que celle de démontrer la plus-value de son entreprise et de son système respectueux des normes en vigueur. Toutefois, l’avocat peut également se spécialiser en compliance. Il aura alors un rôle de conseil pour les groupes d’entreprises (clients) voulant mettre en place des processus de compliance dans l’entreprise ou pour répondre à leurs interrogations en la matière.

La formation nécessaire pour pratiquer cette spécialisation peut être le droit (pour toute personne se destinant à l’avocature ou à un poste de juriste). Néanmoins, elle n’est pas la seule voie puisque les profils dans ce domaine sont variés : double formation, école de commerce et management, etc.

Retenons que la difficulté en matière de compliance résulte du fait que cette notion est en elle-même très culturelle. Un comportement jugé contraire aux normes de conformité dans un pays pourrait très bien être perçu d’une transparence et d’une conformité exemplaire dans un autre. Ceci explique également que l’organisation des entreprises soit différente : conformité, éthique, respect des droits de l’homme ne sont pas nécessairement traités par un seul et même département.  

En conclusion, les visions de mise en conformité sont multiples et variables, inhérentes à la culture de chacun. Si parfois la limite entre le conforme et le non-conforme peut apparaitre dérisoire, il n’en demeure pas moins que certains comportements seront perçus de tous comme une violation des règles de conformité. Il est donc aujourd’hui nécessaire pour l’ensemble des entreprises, quelle que soit leur taille, d’adopter un comportement respectueux des nouvelles normes en vigueur et de mettre en place des programmes de conformité. Malheureusement, la conformité a un prix et, le moins que l’on puisse dire, c’est que celui-ci est élevé : tout laisse à croire que sa mise en place relèvera de l’impossible pour les petites entreprises aux moyens les plus modestes.

« Comply or Die »… pour l’avenir rien n’est plus sûr.  

Une organisation difficile mais enrichissante

Compte tenu de son influence et de son implantation grandissante dans les entreprises, nous avons choisi le thème de la compliance pour cette nouvelle édition de nos conférences « afterworks ». Une fois la thématique choisie, l’équipe a alors dû se lancer dans l’organisation de cet évènement, travail de longue haleine, nécessitant un investissement personnel de tous les membres de l’équipe. Après de multiples heures d’organisation dont nous vous épargnons le détail mais également d’imprévus (tels qu’une tempête de neige le jour J, nous obligeant à reporter la conférence…), l’afterwork Compliance & RSE de la Grande Ecole du droit a finalement eu lieu le jeudi 15 mars 2018.

A cette occasion, plusieurs professionnels nous ont fait l’honneur de leur présence et de leur intervention, nous permettant d’échanger autour de cette thématique. Nous profitons donc de ces quelques lignes pour remercier à nouveau :

Me Dominique Dedieu, avocate et fondatrice du cabinet «3Dtic », spécialisé en droit commercial, économique, éthique et pénal des entreprises et de leur gouvernance, ainsi qu’au droit des nouvelles technologies.afterwork sur la compliance

M. Eric Michel, Directeur Conformité du Groupe TOTAL.

Me. Daphné Latour, avocate spécialisée droit pénal des affaires et compliance.

Mme Béatrix Laurent-Moulin, Directeur Juridique de ManpowerGroup.

Mme Marianne Rosa-Launay, Compliance Officer chez Orange Business Services.

En tant que membres de l’équipe, organiser une telle conférence fut pour nous un véritable enrichissement personnel et professionnel, nous permettant tant d’apprendre à travailler en équipe et à la manager qu’à nous professionnaliser et nous responsabiliser.

Mathilde Floréan & Kenza Hamache (GED3)

La journée Portes Ouvertes

Hortense


La journée portes ouvertes de la faculté Jean Monnet a eu lieu le samedi 10 février.
Ce fut l’occasion pour les élèves de la Grande Ecole du Droit de présenter leur formation aux futurs étudiants.


Dès 10 heures du matin, de courageux élèves se tenaient derrière le stand de la Grande Ecole du Droit afin d’aider les lycéens dans leur orientation universitaire. Ces derniers présentaient l’excellence de leur double diplôme universitaire.


Tout au long de la journée, les lycéens venaient s’informer auprès des GED, paraissant plus que jamais convaincus par l’originalité de cette formation. Les étudiants de la Grande Ecole du Droit donnaient aux futurs étudiants de précieux conseils afin que ces derniers puissent mettre toutes les chances de leur côté pour intégrer la formation.


La JPO fut l’occasion pour les élèves de première année de mettre à exécution les conseils donnés lors des professional projects afin de présenter au mieux leur école aux futurs étudiants en droit. Ce fut également le moment opportun pour rassurer les parents quant à l’orientation de leurs enfants vers une carrière juridique.


J’ai eu l’occasion de présenter la GED à des lycéennes très intéressées par la formation. Ces dernières étaient extrêmement bien informées sur le diplôme universitaire Grande Ecole du Droit et posaient des questions très pertinentes quant aux débouchés de la formation et du travail fourni induit par ce diplôme universitaire. J’ai notamment aiguillé une élève de mon ancien lycée avec laquelle j’avais auparavant discuté lors d’une présentation de la GED à mon lycée afin de l’orienter dans son choix de formation universitaire.


Après avoir discuté avec les lycéens, je relève que nombreux sont ceux intéressés par la Grande Ecole du Droit qui hésitent avec une classe préparatoire littéraire ou avec une préparation D1. Pour les convaincre de postuler à la GED, nous avons mis en évidence l’originalité et l’excellence de notre diplôme axé sur l’international. En effet, à terme, les élèves de la GED partent en quatrième année à l’étranger dans l’université de leur choix afin de valider un Master of Law (LLM). Ce diplôme est unique en France, inégalé par aucune autre formation juridique.


De plus, la JPO fut le moment opportun pour passer un moment avec les deuxièmes années en dehors du cadre scolaire et de partager avec eux notre ressenti sur le premier semestre. Ces derniers étaient à notre écoute et attentifs à nos impressions.


Cette journée fut un véritable bilan positif. En effet, nombreux sont les brillants étudiants ayant pour projet d’intégrer la GED en septembre prochain. Nous espérons voir postuler sur la plateforme de la faculté Jean Monnet de nombreux lycéens prêts à s’impliquer au sein de la GED et notamment dans l’AEGED afin de permettre le bon fonctionnement de notre diplôme universitaire d’excellence.

 

Jason


Je m’appelle Jason Koehrer. Je suis étudiant en première année à la Grande École du Droit, et ce 10 février 2018, j’ai participé à la Journée Portes Ouvertes de la faculté Jean Monnet au stand de la GED.

Ouverture à 9 heures, fermeture à 17 heures, et malgré l’épisode neigeux, les intéressés étaient au rendez-vous.

La journée a été une expérience enrichissante, la prise de parole en face d’étudiants et de parents m’a permis d’en apprendre plus sur moi mais également sur ce que je pensais personnellement de la GED, les points qui m’intéressaient le plus, qui étaient également ceux qui revenaient le plus souvent dans mes explications.

Cette journée a aussi été l’occasion de confirmer les choix de certains élèves encore indécis, et de récupérer les adresses mails des plus motivés et intéressés, de leur donner un aperçu de de la vie à la faculté, mais surtout leur donner le plus d’informations possible sur la GED et les avantages conséquents qu’elle apporte. Ainsi nos discours reprenaient souvent les points importants tels le LLM, la cohésion de groupe et l’entraide au sein de la GED, la professionnalisation au travers de l’AEGED.

Durant cette journée, toute l’équipe s’est beaucoup investie, chacun s’est expliqué, exprimé, faisant au mieux pour répondre à toutes les questions parfois spécifiques et complexes. Dans les rares cas où nous ne pouvions pas répondre, notre co-directeur Pierre Delassis prenait le relai.

Cette journée a également été une expérience valorisante. Etre directement face aux concernés et qui sait peut-être futurs sélectionnés, pouvoir les convaincre, fait que l’on a une réelle liberté et un rôle concret à jouer. Cela a été un réel plaisir de voir que des élèves ne sachant pas vraiment quoi faire avant cette journée s’étaient décidés avant de nous quitter.

A côté des moments où nous étions occupés à charmer les arrivants, nous pouvions également profiter de la journée pour parler d’éléments plus internes à la GED, les futures missions, l’engagement de chacun, et ne nous mentons pas, la future soirée.

En définitive, cela a été une bonne journée.

 

 

 

Une année en tant que présidente de l’AEGED

En janvier 2017, après quelques semaines de réflexion et l’approbation de mes camarades, l’aventure « présidence de l’AEGED » commençait…

« L’aventure » ou devrais-je dire la « folle, épuisante, incroyablement enrichissante et inoubliable année » commençait…

Etre présidente de l’AEGED se résume en quelques mots : observer-écouter-communiquer-négocier-motiver-coordonner-superviser-veiller.
Allant de la communication avec la direction et les étudiants, en passant par la négociation avec chacun d’entre eux pour voir aboutir de nouveaux projets, jusqu’au développement des relations avec les partenaires officiels… il est impossible de définir précisément la mission du président de l’AEGED.

Alors, si la diversité des tâches a entraîné quelques nuits écourtées, quelques litres de café engloutis et palpitations cardiaques accélérées, elle a, avant tout, été la source première de mon épanouissement durant cette année.

léa

On m’avait dit « tu verras, ça va être difficile » …bon…un an après, je ne vais pas démentir cette affirmation. Cependant, les difficultés rencontrées cette année me restent en mémoire comme l’origine d’un enrichissement incommensurable et du développement de nombreuses capacités.

A titre d’exemple : rien de tel que l’oubli d’une tâche demandée par la direction pour, dès lors, tenir un agenda précis, se mettre des rappels réguliers etc. Pour ma part, réussir à concilier toutes ces tâches avec mes études et ma vie personnelle a à 2 000% résidé dans les post-it et la rédaction quotidienne de « to do list »!

Certains diront que c’est très « bobo », d’autres (mes amis) diront que mon bureau n’était qu’un post-il géant et que j’étais parfois limitée à suivre uniquement mon planning…
Quoi qu’il en soit : sans ces petits bouts de papiers, je n’aurai pas survécu ! 😉
Alors, chacun sa méthode, l’essentiel est d’assumer les responsabilités et d’être heureux!

« Heureux » ! Oui, j’étais heureuse pendant cette année surchargée ! Je crois que je peux même dire que c’est ce « bonheur », ce plaisir à réaliser de beaux projets entourée de gens géniaux, qui a été la clé de la réussite.

En effet, s’il est vrai que déjà avant d’accepter ce poste, je connaissais mon goût pour les responsabilités, la gestion d’équipes et la construction de projets, c’est en « prenant des coups », en échouant, en me relevant, en recommençant encore et encore tout au long de l’année que j’ai pu challenger et confirmer cet attrait.

léa camille pierre

Enfin, accepter ce poste m’a non seulement permis de me découvrir mais également de découvrir mes camarades, nos professeurs, nos directeurs et les professionnels qui nous entourent. Le développement des relations avec chacun m’a notamment appris à mieux adapter ma communication, à écouter avec attention les demandes et intérêts et à exposer mon point de vue.

En bref, malgré les difficultés, ma profonde croyance en l’avenir de notre diplôme, au potentiel de chacun et à la force de nos actions collectives m’a permis de dépasser mes appréhensions, de me surpasser et de vivre, avec l’aide précieuse de mes camarades, une superbe année.

Léa Jouannin (GED3)

A la découverte des nouveaux membres du bureau


Présidente : Tali Levy


TaliJe m’appelle Tali Levy, j’ai actuellement 19 ans et je suis en deuxième année à la Grande Ecole du Droit. Je viens du lycée Hoche de Versailles, et y ai passé un Bac S spécialité mathématiques.

Bien que beaucoup d’étudiants pensent que les études de droit ne correspondent pas aux bacheliers issus de S, je suis persuadée que cette filière m’a beaucoup apporté, et m’a permis d’acquérir de bonnes méthodes de travail qui me servent quotidiennement dans mes études de droit.

En dehors de ma vie étudiante à la Grande Ecole du Droit, j’aime également beaucoup sortir, voir des amis, faire du shopping… et je suis également membre des Eclaireurs et Eclaireuses Israélites de France, mouvement scout auquel je consacre beaucoup de mon temps libre.

Depuis le 1er février 2018, j’ai également la chance d’être la Présidente de l’AEGED. Je suis particulièrement fière de représenter l’association de notre diplôme, et suis extrêmement motivée pour cette année à venir, persuadée que nous réussirons à réaliser des projets à la hauteur de nos ambitions.

J’ai la chance d’avoir à mes cotés un bureau sur lequel je peux compter, et des chefs de pôle prêts à se dépasser pour faire rayonner notre diplôme, et offrir à tous les étudiants la vie étudiante dont ils rêvent!

Ces quelques semaines à la tête de l’AEGED ont été pleines de belles expériences, et je suis persuadée que cette année ne m’apportera que du positif.


Vice-Président : Mathis Aubry-Lallement


MatisEnthousiaste et déterminé, breton fier et bien mouillé, c’est avec l’ambition de devenir avocat que j’ai rejoint les bancs de la faculté.

Après une filière ES qui m’a permis de me découvrir un grand intérêt pour l’économie, c’est avec joie qu’au sein de la GED mon chemin se poursuit !

Basketteur hors des amphis, j’aborde mon poste de Vice-Président comme le meneur de jeu que je suis. Toujours en relation afin de mettre à exécution les instructions de Coach Tali, j’aspire à devenir celui grâce à qui le jeu se fluidifie.

Altruiste et informé, afin de vous motiver et de pouvoir au mieux vous conseiller, mon maître mot sera la spontanéité ! Attiré par ce poste pour la polyvalence de ses fonctions, je suis persuadé que sa pleine exploitation ne pourra se faire que dans la plus grande collaboration. Avec la volonté de vous permettre de profiter autant que moi de la vie associative, je vous enjoins à vous investir car je n’hésiterai jamais à faire la passe décisive !


Secrétaire Générale : Claire-Emeline Auduc


Claire-EmJ’ai obtenu mon bac ES à l’Institut Saint Dominique de Mortefontaine. Ayant vraiment découvert la GED lors de la première journée des oraux en 2016, j’ai immédiatement apprécié l’esprit d’entraide voire d’amitié qui semblait lier les étudiants de cette formation si singulière.

J’espère, par ce poste de secrétaire générale, pouvoir mettre les compétences précédemment développées par mes engagements associatifs au service de la GED.

Outre la gestion des formalités administratives, contribuer au rayonnement intérieur et extérieur de la formation, la faire évoluer, maintenir des liens étroits entre les promotions et alumni, travailler en collaboration avec tous les membres du bureau et des pôles sont autant d’objectifs que j’espère mettre en œuvre pour cette année à venir.


Trésorière : Roxane Tsiela


roxanneVenant d’une petite bourgade tranquille du 92, j’ai d’abord eu un bac S mention bien avant de choisir le droit. Pour me distraire, j’adore regarder des séries (How To get away with murder, Empire, Game of Thrones…) et j’aimerais également reprendre le sport et particulièrement l’athlétisme que je pratiquais autrefois.

Je souhaitais être trésorière car ce poste se rapproche de ce que je veux faire plus tard, c’est à dire travailler dans le secteur fiscal ou financier et parce que cela me plaît d’avoir des tâches aussi sensibles à effectuer. En effet, cela me permettrait de me responsabiliser plus rapidement.

Je suis donc heureuse d’avoir été élue et d’avoir la confiance de toute la Grande Ecole du Droit pour pouvoir mener cette mission à bien.


Pôle promotion : Dorian Revillon d’Apreval et Tom Bardoux


Dorian Revillon d’Apreval :

dorianJe m’appelle Dorian Revillon d’Apreval, je suis co-chef du Pôle Promotion avec Tom Bardoux. J’ai fait un baccalauréat ES, j’ai pratiqué le piano durant plusieurs années ainsi que différents sports, j’aime explorer différents domaines.

J’ai toujours aimé le pôle promotion justement pour ses missions variées, et j’y ai un attachement particulier du fait qu’il m’a permis de découvrir la GED durant les portes ouvertes et à travers la brochure.

Avec Tom, j’aimerais améliorer la visibilité de la GED en diversifiant nos supports de promotion afin d’atteindre un public toujours plus large de lycéens, ainsi que nous faire connaître encore mieux des professionnels du droit grâce à notre partenariat avec l’AFJE.

Je suis très enthousiaste en vue de cette année à l’AEGED, et donnerai le meilleur de moi-même pour accomplir le maximum de projets avec Tom.

Tom Bardoux :

TomIssu d’un baccalauréat littéraire, mon intérêt s’est toujours porté vers les activités culturelles. Les langues étrangères me passionnant, j’ai cherché depuis le collège à approfondir mes connaissances linguistiques en anglais et en espagnol.

Aujourd’hui, j’étudie durant mon temps libre le néerlandais. Le théâtre est également l’une de mes passions et jusqu’en terminale je faisais partie d’un club. Je continue cependant à assister à de nombreuses représentations.

Avec Dorian nous venons de reprendre le pôle promotion de l’association de la Grande Ecole du Droit. Nous chercherons à étendre la visibilité de la formation tant chez les professionnels que chez les étudiants. Il s’agit également de donner une image dynamique de notre école qui est en constante évolution.

Pour mettre en place nos objectifs, nous comptons faire participer toutes les générations aux missions proposées pour maintenir cet esprit de corps qui nous définit. Nous sommes très motivés et avec l’aide du bureau nous parviendrons à atteindre nos objectifs.


Pôle intergénérationnel : Pierre Ponsoda


 

pierreJe suis Pierre Ponsoda et ayant soufflé ma 20e bougie l’année dernière, vous comprendrez que j’ai fait un petit détour dans mes études avant d’atterrir à la faculté de Droit.

J’ai en effet eu la chance d’intégrer une école d’ingénieur (INSA Rouen) pendant 1 an, ce qui m’a permis de me familiariser avec la vie associative et notamment découvrir la chose la plus importante à mes yeux pour une formation : ses membres.

J’aurai donc le plaisir de reprendre la direction du pôle Intergénérationnel de la Grande Ecole du Droit.

C’est un pilier riche en ressources et en potentiel que j’ai la charge de valoriser au cours de cette année de mandat. L’objectif sera avant tout de réaliser un suivi concret et impliqué des missions dans lesquelles le pôle est investi, tout en incluant systématiquement un élève de première année afin de favoriser la transmission et l’efficacité du pôle pour les prochaines générations. L’expérience est formatrice, et je profiterai de cette opportunité pour enrichir nos camarades les plus jeunes.

Si les objectifs déjà identifiés sont à maintenir et à améliorer, il est certain que l’ensemble du pôle souhaite aller plus loin dans l’innovation associative à travers notamment la création de nouvelles missions. Une tête d’affiche : lier les promotions actuelles, sans perdre de vue les anciens, forts d’une expérience inestimable aux yeux des étudiants. Leur accessibilité passera avant tout par la création d’outils pour se connecter et l’encouragement tout au long de l’année des étudiants de la formation pour les contacter et ainsi les garder dans nos rangs.

Si l’on dit souvent que l’associatif permet de se familiariser avec les responsabilités professionnelles, le pôle intergénérationnel, je l’espère, en matérialisera la première porte. Pourtant, si la rigueur reste de principe, l’expérimentation associative doit avant tout rester un plaisir pour nos adhérents. C’est pourquoi j’estime que l’atmosphère étudiante ne doit pas disparaître.


Pôle digital : Ghislena Ly et Benjamin Rathelot


Ghislena Ly :

ghislenaPassionnée par la photographie et les montages vidéo, j’obtiens un bac en sciences économiques et sociales avant de rejoindre la formation. A côté de cela, j’étudie la langue chinoise depuis maintenant 10 ans et suis animée par la volonté de renforcer les relations économiques et commerciales franco-chinoises à l’issue de mes études.

J’assure en tant que co-chef du pôle digital avec Benjamin, la renommée et la communication de l’association sur les différents réseaux sociaux.

Mon principal rôle est de promouvoir les évènements organisés par la GED, qu’ils soient formels tels que les Afterworks, ou informels, comme les voyages de promo.
C’est à travers une vaste politique de communication animée par le développement de vidéos promotionnelles, représentatives d’un certain esprit de « Grande École » que j’entends m’investir dans le pôle.

Benjamin Rathelot :

Benjamin REn deuxième année à la GED, j’ai rejoint l’Ecole après un bac littéraire spécialité droit à Paris. Outre le droit, je pratique des arts martiaux et mène une aventure entrepreneuriale. Ayant repris la charge de chef de pôle avec Ghislena, je compte y apporter mon dévouement et expertise.

Développeur informatique depuis de nombreuses années, je me suis orienté vers une carrière juridique tout en souhaitant un jour pouvoir allier ces deux domaines qui tendent à se rejoindre de plus en plus. Prendre en charge le digital au sein de la GED, c’est déjà porter une première pierre à l’édifice. Au sein d’une équipe motivée, je suis certain que nous parviendrons à accomplir beaucoup.

Il s’agira pour le pôle de reprendre ses fonctions régaliennes telles que la gestion des réseaux sociaux, des sites, de la communication en ligne. Le pôle digital a toujours été au cœur de l’association, néanmoins ses activités peuvent être développées. En cela, nous avons décidé de mettre l’accent sur de nouveaux axes, tels que la formation et le graphisme.

Parce qu’il est important de former les futures générations de la GED à la reprise du pôle, mais aussi plus globalement parce qu’il peut être novateur pour la GED d’avoir la possibilité de monter en compétence sur le digital, nous allons œuvrer à cela en favorisant le transfert du savoir au sein du pôle pour ses activités (Photoshop, mise en page, gestion de site, montage vidéo…).

Afin de cibler plus globalement la formation dans son ensemble, nous mettrons en place des « ateliers de digitalisation » pour promouvoir un domaine qui est désormais essentiel même au sein des fonctions juridiques (bureautique, automatisation de tâches, développement).

Enfin, nous collaborerons avec le pôle promotion dans le cadre de notre mission « graphisme » afin de les décharger de la mise en page des documents promotionnels et en cela de leur permettre de se focaliser sur le contenu desdits documents.


Pôle vie étudiante : Katia Setbel et Paul Pironnet


Katia Setbel :

KatiaJe m’appelle Katia Setbel, j’ai 18 ans et je suis étudiante en deuxième année à la Grande Ecole du Droit. A l’école, quand on m’a demandé d’écrire ce que je voulais faire plus tard, j’ai répondu « du droit bancaire et financier ». Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question, je leur ai répondu qu’ils n’avaient pas compris la vie.

Lors de la désignation du nouveau bureau de l’AEGED, Paul Pironnet et moi avons été élus co-chefs de pôle Vie Etudiante.

Une vision commune nous a réunis, et c’est la tête pleine de projets pour l’avenir de ce pôle que nous reprenons le flambeau. En ce qui me concerne, j’aimerais que cette nouvelle année de bureau soit placée sous le signe de la collaboration. Je pense qu’il est important de travailler main dans la main, non seulement au sein même de notre pôle mais également avec les trois autres. Nos camarades des pôles intergénérationnel, promotion et digital nous serons en effet d’une aide précieuse, par exemple lors de l’organisation d’événements importants comme la Cérémonie de remise des diplômes et le LLM Roadshow.

Le pôle Vie Etudiante continuera d’assurer ses missions habituelles (voyage de promo, Weekend d’Intégration), mais j’aimerais faire en sorte d’organiser davantage de sorties, dîners et événements ponctuels, qui permettront de créer des liens étroits entre les différentes promotions. Enfin, j’aimerais pousser la collaboration au-delà des frontières de la Grande Ecole du Droit en multipliant les événements, conférences et soirées avec les autres associations de la faculté.

Paul Pironnet :

paulComme on dit chez moi, « je ne suis pas venu ici pour tondre les ouailles (mouton) ». Car oui, moi, je viens du Poitou, et on ne rigole pas avec le Poitou. Bref assez parlé du Poitou…revenons-en aux choses sérieuses.

Je suis actuellement en deuxième année à la Grande École du Droit et j’ai la chance d’être le 3ème Poitevin à venir conquérir le Droit ici même dans la Capitale (bon promis j’arrête). Si je suis à la GED c’est pour devenir avocat fiscaliste, et pour gagner beaucoup d’argent…mais ça, faut pas le dire…oups. Comme je l’ai écrit plus haut, je ne suis pas venu ici pour tondre les moutons.

En effet en tant que nouveau chef du pôle Vie Étudiante avec ma consœur Katia Setbel je compte bien ajouter une graine de province à ce pôle tenu depuis trop longtemps par des Parisiennes (même si on peut les remercier pour tout ce qu’elles ont fait).

Le pôle Vie Étudiante est souvent décrit comme le pôle du « chill »…mais non malheureux. Eh oui ce pôle a pour principale fonction comme son nom l’indique d’animer la vie étudiante de la Grande École du Droit, à travers des événements variés. En passant de la soirée en boite/bar, des restaurants au Fouquet’s, ou des événements plus « solennels » comme la cérémonie de remise des diplômes, la Christmas de l’école, ce pôle sait tout faire un peu comme un couteau suisse ou comme un Poitevin. Or pour être un couteau suisse, en plus d’être suisse, il faut être polyvalent, rigoureux, responsable et à l’écoute.

Je n’irai pas jusqu’à me revendiquer révolutionnaire (vous comprendrez pourquoi) mais je compte bien avec Katia Setbel apporter un nouveau rythme à ce pôle ; un rythme plus axé sur l’écoute, sur la collaboration, sur le renforcement des liens entre pôles, générations et élèves.

N’oublie pas. « La GED se divise en deux catégories : ceux qui font vivre la GED, et ceux qui vivent la GED. Toi tu dois la faire vivre ! »

Introduction de l’analyse financière à la GED : une entrée en la matière enrichissante

Cette année, la Grande école du droit s’est enrichie d’un nouveau cours destiné aux GED2 : l’analyse financière. L’introduction de cette matière est un vrai atout et apparaît comme une composante logique de notre formation tournée vers le droit des affaires. Le cours de business law nous offrait une approche, en anglais, du droit des affaires en général et en particulier, de toute la réglementation qui encadre les entreprises. L’économie et le management de l’entreprise nous permettait d’apprécier la façon dont sont gérées les entreprises et désormais, l’analyse financière nous permet progressivement d’appréhender et d’interpréter les résultats de leur activité.

Ce cours est dispensé par Mr Chikaoui, professeur agrégé d’économie et de gestion, qui nous a enseigné les bases de cette matière très pratique destinée à interpréter l’activité des sociétés. Ainsi, cette matière nous apprend à calculer les résultats des entreprises et à étudier les composantes de leurs bilans pour déterminer par exemple si l’entreprise est en déficit, en équilibre ou en excédent ; puis à comprendre les raisons de ces résultats, en conclure les solutions à adopter, et les techniques de financement à favoriser par exemple. Cette matière est particulièrement utile pour de jeunes affairistes en devenir car elle nous permet de comprendre les dessous des choix des entreprises, ce qui les motive, voire d’entrevoir la façon dont les techniques d’optimisation financière sont mises en place.

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Ainsi en pratique, l’analyse financière s’apparente à de la comptabilité d’entreprise, le tout dans une ambiance participative ou chacun donne et discute des résultats, ce qui permet de garder une dimension « ludique » et d’appréhender de manière agréable une matière qui au premier abord pourrait sembler complexe de par son nom barbare et les problématiques qu’elle aborde. En effet, l’approche qui nous est donnée de l’analyse financière est pratique, pertinente, ciblée sur les notions et points importants de la matière tout en restant adaptée à notre niveau.

Le cours d’analyse financière apparaît vraiment comme une plus-value conséquente pour notre diplôme car il permet l’extension de notre domaine de compétence, ce qui est particulièrement important pour tout juriste ouvert puisqu’un bon juriste va se distinguer par sa capacité à toucher à tout et appréhender des matières qui ne sont pas uniquement juridiques. En conclusion : l’analyse financière a fait une entrée réussie dans la GED par l’intérêt qu’elle a suscité et le plus qu’elle représente pour les élèves.

 

Zoé Paponneau (GED2)

The Christmas Party 2017

Bonjour à tous,

Je m’appelle Chloé, je suis étudiante en deuxième année à la Grande école du droit. Je voudrais vous donner une rétrospective d’un fabuleux événement qui s’est déroulé à la fin du premier semestre le 21 décembre 2017: la Christmas !

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Discours de la première assistante du maire lors de la Christmas Party

Pour commencer, il est important de souligner que pour la première fois, la soirée annuelle de Noël s’est déroulée à l’ancienne mairie de Sceaux. L’endroit, beau et accueillant, était très approprié pour l’occasion.

les GED en LLMLes étudiants de LLM (Master of Laws), revenus pour les vacances de Noël et pour la Christmas, étaient des nôtres. C’était l’occasion pour nous, plus jeunes élèves, de s’informer sur leur expérience respective à l’étranger !

La première assistante du maire était notre invitée. Elle a donné un discours inspirant sur l’art et la littérature à Sceaux mais aussi sur les bénéfices que tire la ville à accueillir en son sein, une formation comme la Grande Ecole du Droit.

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Des élèves de première année ont partagé leurs premières expériences au sein de notre formation, et ce fut un plaisir de constater qu’elles se sont senties très vite à l’aise au sein de leur promotion et de toute l’école, se confondant ainsi rapidement à nous autres pour former cette grande famille que nous sommes !

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Discours de Manon Lagarde et Valentine Labaume sur leurs premières expériences à la GED

Par la suite, certains étudiants ont présenté les projets menés au cours de l’année au sein de l’Association de l’Ecole, comme par exemple la naissance de notre partenariat avec l’AFJE (Association française des juristes d’entreprise), qui paraît très prometteur.
En outre, nous avons assisté à une véritable mise en scène visant à souligner l’importance des liens inter générationnels à la Grande Ecole du Droit.

augustin de crécy et alexis corlay christmas

Pour finir, nous nous sommes réunis autour d’un buffet organisé par les élèves, ce qui fut l’occasion de parler et d’échanger entre étudiants, anciens et professeurs !

chloé nateghi et tancred Dlt christmasA titre personnel, j’ai sincèrement passé une excellente soirée et j’ai été agréablement surprise par l’organisation. Au vu des circonstances, l’évènement de la Christmas a dû se dérouler en dehors des locaux d’EY, pour autant les organisateurs ne se sont pas laissés déconcertés et ont, dans de brefs délais, permis de faire vivre la magie de Noël dans un nouvel endroit tout aussi féérique. L’ambiance était très différente de celle des années précédentes, moins formelle et plus spontanée, ce qui à mon sens s’inscrit dans un nouveau souffle pour la Grande Ecole du Droit.

christmas 4les anciens GED

Pour finir, j’ai eu l’occasion de contribuer à l’évènement, en apportant mon aide quant à la tenue du buffet. Ce fut l’occasion pour moi de me déplacer dans la salle afin de proposer à manger et des rafraichissements aux uns et aux autres. Ainsi, j’ai pu échanger quelques mots avec tout le monde et ce avec en toile de fond un duo de violons composé de deux étudiantes de l’école, ce qui a contribué à apporter cette touche féérique en cette période de fêtes de fin d’année.

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Rose Pommeray et Claire-Emeline Auduc étudiantes en GED2 et violonistes

Nous étions tous réunis, les jeunes et les plus âgés, de France ou d’ailleurs, autour d’actions et de projets communs.

Merci à tous les participants et aux organisateurs pour cette prodigieuse soirée !

Chloé Nateghi (GED 2)